Interview de l’artiste Yann Michael Talvas

Artiste situé en Bretagne

Une technique graphique maîtrisée, un parcours professionnel dense … Comment ne pas avoir envie d’en savoir plus ? La curiosité m’a amenée à poser quelques questions à Yann Michael Talvas, dont l’atelier-galerie se trouve à Hennebont (56), pour notre webzine. Je vous laisse découvrir cet artiste dans l’interview qui suit.

 

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Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Comment avez-vous commencé à dessiner ?

Comme beaucoup d’entre nous, je dessine enfant puis je lève le pied durant l’adolescence. À dix-huit ans, je rattrape le temps perdu en reprenant les crayons et je travaille assidument.
À cette période, je fais deux ans d’histoire de l’art à l’université de Rennes.
Ensuite, je rentre à l’école de la chambre syndicale de la couture parisienne pour trois ans.
En parallèle, je pratique le dessin académique aux cours du soir des beaux-arts de Paris et je dessine des sculptures grecques et romaines au Louvre.

J’entre chez Léonard Paris à la fin de mes études (durant 7 sept ans) et je travaille, un peu plus tard, pour Balmain.

C’est alors que je quitte la mode pour la publicité où je suis storyboarder durant cinq ans.

 

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Du stylisme à la publicité, vous avez un parcours très riche.
Qu’est-ce que ces expériences professionnelles vous ont apporté en tant qu’artiste ?

J’étais styliste pour les licences couture internationales (Japon, Italie, Allemagne etc.) dans la mode.
Je créais  des modèles originaux de foulards, cravates, tissus, porcelaines etc.
La haute couture a été très enrichissante pour moi, c’est une école d’excellence et de raffinement.
Elle m’a ouvert l’esprit sur les arts décoratifs et la représentation picturale à travers les siècles et les civilisations.
Au bureau de style, on passait de la renaissance italienne aux miniatures persanes… des azulejos portugais aux samouraïs japonais… c’était très stimulant ! Chez Léonard, j’ai dessiné la cravate de mariage de Johnny Hallyday en 1996. Elle était inspirée de motifs animaliers de l’époque victorienne.

Dans la pub, je dessinais des storyboards. J’avais un agent qui me trouvait des rendez-vous chez Publicis, BBDO, DDB etc. Le storyboard c’est une bande-dessinée qui est utilisée en préproduction d’un film publicitaire. On y voit les différents plans (cadrage et décors), l’action des personnages et la représentation du produit. J’ai illustré des storyboards pour BMW, Orange, Nestlé etc. Le milieu de la pub est très excitant, tout est rapide et instantané… on est là, on est déjà ailleurs… c’est une ambiance très électrique ! La pub m’a apporté la rapidité d’exécution dans les corps en mouvement et l’importance de la qualité de la narration.

 

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En 2005, vous avez décidé de vous consacrer exclusivement à la peinture.
Pourquoi ce déclic ?

La peinture c’est un art comme la musique ou la littérature… et l’art c’est essentiel à l’homme. Peindre a été une suite nécessaire à mon histoire, j’ai éprouvé un besoin impératif de créer un univers. La peinture demande un engagement total.

 

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Où trouvez-vous vos sources d’inspiration ?
Est-ce qu’il y un thème qui vous passionne en particulier ?

Je trouve ma source d’inspiration dans la poésie, dans la littérature ou dans l’histoire… dans tout ce qui me nourrit. Une création artistique sincère prend racine dans ce que l’on est.
J’aime les fleurs, le portrait, les personnages de contes ( Le Chat Botté, Le Roman de Renart, Les Chevaliers de la Table ronde etc.), les super-héros et les héros de fiction contemporaine . En partant de ces différentes sources, j’ai imaginé des personnages à tête de tigre, de chien ou de vanité… avec ou sans casques, que j’appelle mes « Fairy boys ». Actuellement, je réfléchis à tourner ma création vers le paysage… car la Bretagne est très belle pour qui prend le temps de la regarder … Affaire à suivre.

 

 

Vernissage à la médiathèque de Quéven, lors de l’exposition Tigres et super-héros du 16 novembre au 19 décembre 2019

 

Avez-vous une technique de création favorite ?
Si oui, laquelle ?

J’accorde beaucoup d’importance à la qualité du dessin dans la réalisation artistique. C’est ce que je transmets à mes élèves durant le cours de l’atelier Talvas. « Le dessin c’est la probité de l’art » disait Ingres et il savait de quoi il parlait ! Tout l’équipe de mon cours l’a bien compris et ils créent des œuvres remarquables… je suis très enthousiaste ! Pour la couleur, je pratique l’aquarelle, la peinture acrylique et les feutres. Ma préférence va à l’acrylique qui est un matériau noble avec d’infinies possibilités.

 

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Actuellement, nous sommes tous confinés et difficile de sortir… Mais où pouvons-nous déjà voir vos créations artistiques sur le web ?

Une grande partie de mes œuvres est réunie sur Artmajeur.

On peut voir également mon travail mais aussi celui de mes élèves sur Instagram et sur Facebook

 

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Par la suite, où est-ce que nous pourrons voir vos oeuvres ?

J’ai une exposition prévue en octobre / novembre 2020 au Cosmonaute de Brest ( Ateliers des Capucins ).

 

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Sinon, je fais des vernissages réguliers à mon atelier-galerie d’Hennebont (69 rue maréchal Joffre), soit pour mon travail, soit pour une exposition de fin d’année des travaux des élèves.
Mais cette année, avec le confinement, le planning est plutôt bousculé !

 

 

Pour en savoir plus

Site de Yann Michael Talvas

 

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