Festival La Guerre du Son

Retour sur la 15 ème édition de ce festival les 20 et 21 juillet 2018

Fraîchement revenus de Landresse dans notre merveilleuse Franche-Comté, laissez-moi vous conter les expériences musicales que nous avons vécu, ma compagne Jena (JV Paléoart, photographe) et moi-même, pendant ce weekend sous l’emblème du rock et du metal, exclusivement pour le webzine Nanook.

 

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Vendredi 20 juillet

Sous un ciel menaçant agrémenté de quelques gouttes de pluie et de nuages noirs prêts à craquer sur le premier plateau du Doubs, nous avons débarqué un peu tard ce vendredi soir, la faute aux horaires de travail ne coïncidant pas toujours avec les événements artistiques.

Toybloïd

Accréditations presse en poche, nous arrivons pour les derniers morceaux de Toybloïd, trio parisien qui envoie un rock énervé du plus bel effet, avec une chanteuse guitariste survoltée, réussissant à mettre l’ambiance en ce début de soirée.

 

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Le son et l’attitude rappellent un peu l’énergie des années 80, comme avec les fameuses Girschool, Wendy o’Williams et autres Runaways de l’époque.

 

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Désolé pour The Wan et Blindness que nous avons manqués.

 

Nedgeva

Première bière en gorge, nous assistons sur la petite scène B, très proche de la grande (trop proche peut-être ?), au show des alsaciens de Nedgeva, trio power rock teinté de feeling 70’s, qui nous font la surprise de reprendre à leur manière le Machine Gun d’Hendrix. Batteur très bon et groovy, bassiste très présent autant physiquement que du point de vue sonore et un chanteur guitariste habité et talentueux.

 

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Un très bon échauffement avant la tornade Dagoba, sur la grande scène.

 

Dagoba

Une tornade, que dis-je… Un rouleau compresseur sonore, balayant tout sur son passage, les infra-basses aplatissant nos corps et nos cerveaux entiers, le death-metal progressif des Marseillais nous prend à la gorge, et nous fait oublier jusqu’à notre propre existence… J’en fais un peu beaucoup mais c’est vraiment ce que j’ai ressenti.

 

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Je connaissais un peu le groupe qui a déjà une belle carrière, et savais tout le potentiel modern-metal qu’ils détenaient, à l’instar d’un Gojira par exemple avec lesquels on peut les comparer au niveau présence et qualité de compositions, j’ai vraiment pris mon pied. Même si je n’écoute plus ce genre de musique depuis quelques années, je me suis laissé prendre par l’intensité et la clarté du son du groupe. Comme quoi, on peut être violent musicalement sans pour autant être brouillon.

La batterie et surtout les grosses caisses de l’imposant instrument stylisé étaient un peu supérieures au volume général du groupe, mais c’était peut-être pour faire remarquer le talent du remplaçant du déjà très bon Franky Constanza, Nicolas « Bastos », derrière les fûts… Précision technique, rapidité d’exécution, régularité presque robotique, comme tout le groupe d’ailleurs, rôdé par des années de scène et de studio. Mention spéciale pour le chanteur, Shawter, meneur de foule incroyable, frontman imposant, qui ne cesse de stimuler le public franc-comtois, nombreux et surchauffé par cette musique affolante et parfaitement interprétée.

 

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Le death-metal de Dagoba est intéressant en cela qu’il reste néanmoins accessible aux esprits réfractaires du style, de par la présence d’ornements électro en intro des chansons et de samples de claviers qui donnent une atmosphère futuriste bienvenue… Les riffs de guitare implacables accompagnés d’une basse très grave et forte ne sont jamais monotones, aussi techniques que le reste, et le chant alterné mélodique et « growlé » ajoute une bouffée d’air au rythme effréné de l’enchaînement des chansons, dont la plupart est tirée de leur dernier album en date, Black Nova. Chapeau bas, messieurs, vous m’avez redonné le goût du metal dit extrême.

 

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Comment passer après cette aventure de folie ?

 

Graffen

C’est Graffen qui a la lourde de tâche de leur succéder sur la scène B, jeunes loups fougueux de Besançon, couvrant l’atmosphère d’un stoner-rock bien ressenti et presque trop clean après ce que nous venons de nous prendre dans les ouïes.

 

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Seule la voix très forcée du chanteur risque d’agacer un tantinet à la longue, et son attitude un peu nonchalante et faussement désintéressée reste limite, quand on pense à la chance de se produire dans un tel festival. Le fait de balancer des dizaines de leur EP et des T-shirts du groupe dans la foule, qui n’en ramasse pas la moitié, n’apporte rien à sa crédulité ; dommage, car le son déménage et les compos s’enchaînent sans jamais s’essouffler… Mais que voulez-vous, c’est du rock’n’roll, ma p’tite dame… Faut bien rester un peu rebelle…

 

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Petit débriefing avec Jena qui me montre les photos qu’elle a déjà faites des groupes présents, et cela augure un très intéressant reporting, celui-là même que vous avez devant les yeux. Nous nous félicitons d’être ici, car la plupart des groupes nous sont inconnus, et nous découvrons heure après heure des émotions nouvelles ainsi qu’une ambiance générale décontractée, avec stands de T-shirts et articles décoratifs, et un staff buvette et restauration tout sourire.

 

Dust in Mind

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Passons à Dust in Mind, également venus d’Alsace, qui, je l’ai appris en enquêtant sur leur parcours, progressent tranquillement en notoriété grâce notamment à leur présence en première partie de Machine Head et plus récemment de Arch Enemy, il y a pire comme mise en avant. Les morceaux sont rôdés, impeccables, malgré un son un peu saturé dans les graves, et l’alternance du chant growlé de Damien et la clarté de la voix de Jennifer saute tout de suite aux oreilles.

 

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Leur dernier album Oblivion est bien sûr mis en avant, quelques perles mélodieuses sont à noter, Open your eyes et Spreading the disease par exemple. On fera bien évidemment la comparaison avec le duo de Lacuna Coil (que l’on verra le lendemain), et quelques riffs et martèlements rythmiques font parfois penser à Machine Head, parfois à Pain, qui je l’apprendrai plus tard est une influence majeure du chanteur (comme quoi, il n’y a pas de secret…).

 

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Très bonne musique donc, musiciens très professionnels pour ce qui ne devait être initialement qu’un projet solo de Damien. On peut reprocher le manque d’originalité de certains plans qui reviennent très souvent et la voix de Jennifer, certes juste et très présente, peine à nous captiver tout le long du set, son timbre étant assez neutre et orné de trop d’effets.

 

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Comme pour me faire mentir, elle reste seule sur scène juste après pour une ballade claviers/voix (Mrs Epilepsy) du plus bel effet et me fait me flageller moi-même pour mes mots un peu critiques envers elle. Ses acolytes reviennent peu après et continuent à nous faire partager leur son, qui s’est un peu amélioré au fil de leur set, à moins que ce ne soient mes oreilles, même protégées, qui commencent à déconner.

 

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Petite suggestion à leur faire, l’emploi de beaucoup de séquences samplées étant naturel à leur son, pourquoi ne pas prendre un claviériste sur scène qui jouerait ces parties ? Cela amènerait un plus à la dynamique générale, à l’instar de Kamelot qui a intégré depuis quelques années un musicien réel plutôt que de balancer des sons enregistrés. À tester…

 

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The Irradiates

Retour sur la scène B où nous y découvrons le dernier groupe de la soirée à fouler ces planches, venus de Besançon (décidément, la prog’ est très régionale, et c’est tant mieux), The Irradiates, quatre fous furieux comme sortis d’une centrale nucléaire défaillante.

En fouillant un peu, j’ai appris qu’ils en étaient déjà à leur troisième album et qu’ils nomment leur style de musique du surf-rock… Comment dire… C’est comme si, au beau milieu d’une explosion atomique, nous entendions un mélange de sonorités 60’s comme le faisaient les Shadows, de musique de film « tarentinesque », Pulp Fiction en premier, et de Chris Isaak pour l’ambiance et le son flottant des guitares claires.

 

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Des fous furieux je vous dis !

Pratiquement instrumentaux, les morceaux s’enchaînent à une vitesse vertigineuse, entrecoupés d’interventions parlées d’un des guitaristes, qui s’adresse au public avec un faux accent anglais en accentuant les roulements de « r » comme s’ils arrivaient d’un lointain pays encore non découvert et qu’ils se familiarisaient avec le monde. L’autre guitariste, guitare en main plus grosse que lui, tente parfois de jouer les accords avec son mollet, multiplie les pirouettes incongrues et les mouvements hystériques de tête, comme si un Jackie Chan s’était emparé de l’instrument et se prenait des décharges électriques à chaque accord.

 

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Le batteur, malgré la folie ambiante, est monstrueux de précision et de fougue, accompagné d’un grand bassiste blond, qu’on aurait pu prendre de loin pour Sting, s’il ne cessait de pivoter sur lui-même et de se balancer au gré de son instrument d’ailleurs très présent dans le mix général.  Je vous avoue qu’au départ j’ai failli décrocher, car ça me paraissait très monotone, mais au final, comme j’aime me remettre en question, je n’ai pas perdu une note de ces extra-terrestres, m’immisçant totalement dans leur univers décalé, unique et forcément barré.

The Irradiates, groupe qui n’a jamais mieux porté son nom. Ils auraient largement leur place dans l’émission Tracks d’Arte, magazine musical de groupes émergents improbables…

 

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J’aimerais faire une petite parenthèse avant de terminer cette première soirée pour féliciter les techniciens des deux scènes, qui ont fait un boulot extraordinaire pour le confort auditif et visuel du public et des groupes, autant pour le son que pour les lumières, certaines ambiances étaient vraiment incroyables, couleurs épurées, presque pastels, dans des tons modernes et chauds… Du très pro !

 

Gomad & Monster

Nous terminons cette soirée un peu fatigués sur Gomad & Monster, groupe qui tourne beaucoup en Europe, batteur et guitariste grimés de masques tête de mort à crête et deux DJ avec têtes de mort chauves à faire pâlir les plus sensibles d’entre nous.

 

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Sensible il ne faut pas l’être au regard de la musique des quatre espagnols, du rave’n’roll comme ils aiment à la nommer, ou du trance drum’n’bass metal, enfin bref, un son très moderne et très déstructuré qui, vous venez de le comprendre, me laisse totalement de marbre…

 

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Nous avons préféré nous retirer à ce moment, laissant les plus jeunes se coller devant le groupe et continuer à se gaver de musique pour une heure encore… Nous sommes heureux et pensons déjà à demain, avec certainement autant d’émotions et plus de connaissance des groupes présents.

 

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Samedi 21 juillet

En ce deuxième jour de festival, sous un ciel ensoleillé beaucoup plus dégagé que la veille, Jena et moi roulons gaiement accompagnés de « Shallow Life » de Lacuna Coil dans l’autoradio vers notre agréable destination.

Arrivés sur le site, nous rencontrons notre ami Guy R. qui, depuis sa retraite, et même bien avant, ne cesse de participer à beaucoup de concerts, et ne manque jamais de dire tout le bien qu’il pense de la scène rock et metal régionale et nationale de notre cher pays… Cet homme est impressionnant de passion pour la musique, on devrait te cloner, mon ami !

 

Cadillac Corrida

À peine sur le champ de bataille que les premiers accords de Cadillac Corrida résonnent dans les ouïes des premiers festivaliers.

 

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Ils assènent un bon Hard Rock des familles comme on n’en fait plus, avec un chant ultra aigu et éraillé, qui peine à intéresser tout le long du set.

 

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Trop de cri tue le cri… Sachant qu’il ne tournent pas beaucoup suite à plusieurs changement de line-up, les nouvelles recrues sont quant à elles plus que prometteuses, comme le prouve le jeune batteur de 17 ans qui pulvérise tout sur son passage, le groupe bisontin envoie du bois et c’est un régal pour nos oreilles.

 

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J’en profite pour aller acheter un T-shirt que j’avais repéré la veille, du groupe Bathory… Oui je sais, je suis un vieux metalleux et j’aime tout ce qui me rappelle ma jeunesse… Mais, n’en déplaise aux jeunes grincheux, Bathory, mené par le chanteur guitariste Quothorn (décédé depuis quelques années hélas…) fut l’un des premiers, sinon, LE premier groupe de Black-Metal au monde, avec peut-être Venom et Possessed ; ceux qui pensent que Cradle of Filth, Marduk et Immortal sont des pionniers se mettent le doigt dans l’orbite, le Black est né au début des années 80, même si je l’avoue, le style a bien évolué depuis…

 

Stepmom Fuckerz

Bref, mon T-shirt à tête de bouc corné en sac, nous nous dirigeons vers la scène B, où Stepmom Fuckerz sont déjà en place. Ils nous viennent de Montbéliard, donc pas très loin du site, et diffusent un sympathique rock garage, hélas assez démodé mais qui ne déplaît pas au public ravi de ce petit bain de fraîcheur dans le passé.

Juste après, je croise enfin celui qui vient de sonoriser Cadillac Corrida sur la grande scène, Loïc H… Je dis « enfin » car cet homme, sondier et guitariste, connaît beaucoup de mes amis actuels, dont les musiciens de Psychanoïa, groupe dans lequel je suis claviériste et chanteur, et c’est la première fois que nous nous rencontrons tous les deux, en réel. Nous faisons donc connaissance et discutons musique bien entendu…

 

Aqme

 

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Nous nous quittons sur les premières notes d’Aqme, première tête d’affiche si je puis dire, en tout cas premier groupe très connu et plébiscité par nombre de fans, la preuve avec la foule se ruant sous le chapiteau, hurlant son amour et son soutien au groupe français.

 

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Il faut dire que le quatuor parisien existe depuis 1999, a sorti pas moins de huit albums studio, ce qui explique sa notoriété sans cesse croissante. Le son est très fort et il est difficile de toujours percevoir le chant en français.

Ca joue grave et leur metal alternatif me rappelle le groupe Kells, qui a depuis peu cessé son activité pourtant très talentueuse et inspirée. Je crois d’ailleurs que les deux groupes avaient débuté en même temps, d’où la ressemblance de feeling musical.

 

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Vincent est un meneur de foule, et les trois instruments – guitare, basse et batterie -, ne connaissant aucun répit, les morceaux s’enchaînent sous le délire du public tout acquis à leur cause.

 

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Le chanteur de Dagoba, présent hier sur cette même scène vient pousser la chansonnette en duo avec Vincent, pour notre plus grand plaisir.

 

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Le groupe est heureux, nous aussi, rien à dire de plus.

 

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Petite pause pour se rafraîchir, le public ne cesse de grandir, et on se doute que les groupes à venir y sont pour beaucoup.

 

Wendy’s Surrender

Ce qui n’empêche pas les bisontins de Wendy’s Surrender de nous asséner leur Hard-Core vintage et efficace, qu’on dirait sorti tout droit des années Skate Board / StraightEdge 90’s quand naissaient les premiers groupes du genre tels que Murphy’s Law, Suicidal Tendencies et autres Agnostic Front et Sick of it all…

 

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Puissants et carrés, ce sont d’excellents musiciens qui pourraient faire un bon bout de chemin dans les années à venir.

 

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Pendant ce temps, nous rencontrons mon ami Thierry M. (chanteur de Broken Edge et Born Again), son batteur Christophe et leurs compagnes pour un brin de causette. Nous en avons profité bien sûr pour parler de Foreign part II (mon opera-rock) et de sa future venue au studio pour enregistrer ses parties de chant pour ce deuxième album à venir.

 

Ultra Vomit

Puis Jena repart devant la scène comme une furie et je reprends mon attention en suivant le mouvement de foule, pressée de communier avec le plus grand groupe de metal parodique français, j’ai nommé Ultra Vomit.

 

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En quelques années, beaucoup de frasques musicales et trois albums, dont l’excellent dernier opus Panzer Surprise, ils sont devenus incontournables des programmations de festivals.

 

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Ils nous font patienter en diffusant sur écran géant une intro instrumentale à base de musique de Walt Disney et de Fort Boyard, histoire de nous mettre en bouche.

 

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Survient ensuite une déferlante de metal extrêmement bien foutu tout en amusant la galerie avec leurs hymnes plus ou moins sérieux, allant du « Chien Géant » (eh oui, nous vivons tous à l’intérieur d’un chien géant, vous ne le saviez pas ?) au « I Like to vomit, vomit », des interprétations de groupes comme Rammstein avec « Kammthaar » (C’est mon camionnne, qui fait vroumm vroumm…) ou encore le « Face à la mer » de Calogero revisité à la manière lourde de Gojira, ce qui donnera évidemment Calojira !

 

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Une reprise des Cranberries plus tard, « Zombies », nous avons droit à leur fameux « Evier Metal » dont je vous laisse découvrir la vidéo et les paroles sur Internet, morceau qui n’est pas sans rappeler les meilleurs moments des groupes de heavy des années 80, Killers et ADX en tête.

Juste après un délire Motorhead, Nicolas se faisant monter le micro bien haut, dans la posture même de notre regretté Lemmy, ils finissent ce set d’enfer par le classique « Je collectionne les canards », repris en chœur par une foule conquise et en pleine euphorie. Les Nantais nous ont encore prouvé qu’on pouvait faire coïncider très bonne musique et fun, voire délire total.

 

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Moon

La pression retombe soudain avec les régionaux de Moon sur la petite scène, trio rock à peine gothique emmené par une chanteuse aussi gaie qu’un corbeau un jour d’enterrement et qui tente avec plus ou moins de conviction (et de justesse…) d’intéresser un public qui commence à fatiguer, ou qui se réserve pour Lacuna Coil.

Mention spéciale pour le bassiste et son système de pédale qui nous faire entendre une guitare saturée en même temps que son instrument. Le style aurait bien collé à certaines atmosphères glauques de David Lynch, comme quelques passages de Twin Peaks ou de Lost Highway par exemple.

 

Lacuna Coil

Enfin arrive LE moment ! Intro instrumentale indispensable à tout grand groupe qui se respecte, Lacuna Coil est enfin là, sur notre sol franc-comtois, et n’a pas mis un pied en France depuis quelques années, ce qui augmente le plaisir de les voir devant nous.

 

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Depuis vingt ans tout pile, la bande à Cristina Scabbia et Andrea Ferro nous distille un metal gothique et alternatif de très bon aloi, doté d’un son unique et d’une alternance voix homme/femme du plus bel effet.

 

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Ayant perdu de vue le groupe depuis quelques années, je suis surpris d’entendre des sons très bas, presque Death, flirtant avec le « La » grave comme beaucoup de groupes actuels (7ème corde de guitare baissée d’un ton pour les connaisseurs), un chant hurlé alors qu’Andrea nous avait toujours habitué à une voix chantée virile et magnifiquement éraillée, et des musiciens maquillés comme pour un mauvais film d’horreur des années 70 ou début 80.

 

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Quant à Cristina, sa voix étant toujours aussi veloutée et magnifique, plus aigue même qu’auparavant, elle arbore une chevelure cendrée très longue, en ayant juste gardé un peu de sa couleur brune au sommet du crâne…

 

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Mais que s’est-il passé dans ce groupe ?

J’ai peine à reconnaître son identité, et même si certains morceaux des débuts sont joués pour mon plus grand plaisir – dont l’excellent « Heaven’s a lie » qui me permet de chanter à tue-tête le refrain avec eux -, la majorité des chansons est tirée des derniers albums dont Dark Adrenaline, Broken Crown Halo et Delirium que je ne connais que très peu.

 

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Lacuna Coil a su évoluer avec les années et se renouveler quand il était temps. Surprenant au départ, je me régale tout de même devant ce « nouveau » groupe, – décidément ce weekend sera marqué par des découvertes en tous genres.

 

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Marco Coti Zelati, le bassiste et principal compositeur est toujours présent depuis les débuts du groupe milanais aux côtés des deux vocalistes et les nouvelles recrues, Diego Cavallotti à la guitare et Ryan Blake Folden derrière les fûts, semblent parfaitement s’intégrer dans le nouveau son du combo italien.

 

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Cristina ne cesse de remercier notre enthousiasme envers leur musique et l’heure et demie passe à une vitesse folle, on en aurait bien voulu encore… Ils nous gratifieront même de leur excellente reprise de Enjoy the Silence de Depeche Mode, à deux voix, sublissime.

Grazie mille, Lacuna Coil !

 

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PrisonLife

Nous pensions la soirée close en émotions, c’était sans compter sur les bisontins de PrisonLife, qui nous permettent de retrouver notre Guy régional. Leur style est également très vintage, une dominante ce soir sur la scène B, on se croirait revenus avec les premiers Annihilator, Slayer, Testament et Pantera.

 

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Un chanteur musclé et survolté très en voix, des rythmiques basse/guitare implacables avec un son dantesque et très précis, et un batteur ultra-régulier qui nous font revivre par leurs compos personnelles les belles heures du thrash old school et le Hard-Core de notre jeunesse… enfin de la mienne…

Les jeunes présents ont l’air d’être emballés, rassurant, je me dis alors que tout n’est pas perdu musicalement dans ce pays…

 

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Horskh

Comme la veille, fourbus mais heureux, Jena et moi regagnons notre véhicule non sans saluer certaines personnes du staff buvette très sympathiques sous l’electro-metal indus de Horskh, duo bisontin constitué d’un batteur métronomique doté d’une frappe mécanique glaciale et d’un chanteur-guitariste-claviériste fou à lier qui ne cesse de balancer ses cheveux au dessus du peu de rescapés présents en hurlant dans son micro, nous violentant de sons synthétiques et métalliques pouvant rappeler les Nine Inch Nails, Ministry ou Marylin Manson des débuts…

Pas assez naturel pour moi, et limite audible à la longue… Ch’ui trop vieux pour ces conneries…

 

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C’était notre première Guerre du Son, nous y avons vécu un weekend très fort. L’ambiance était vraiment sensationnelle (comme toujours dans les concerts de metal, n’en déplaise à ceux qui pensent que nous ne sommes qu’une bande de dangereux australopithèques alcooliques et violents…), l’accueil et le staff au poil, le son et les lights excellentissimes tout au long de ces deux jours, et franchement, 18 groupes pour 35 euros, ça vaut le coup de faire un petit trou dans le budget des vacances d’été, non ???

Vraiment, un grand bravo à toute l’organisation pour toutes ces émotions et sa programmation éclectique, presque exclusivement francophone et inspirée.
Nous reviendrons l’année prochaine, c’est certain !!! Landresse, You Rock !!!

 

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Crédit photos ©  JV Paléoart

 

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