Nolwenn Korbell’s band : Avel Azul

Un nouvel album au son pop-rock

Sorti le 20 avril, Avel Azul est le nouvel album du groupe Nolwenn Korbell’s band. Dans un projet musical collectif, la chanteuse Nolwenn Korbell est accompagnée du guitariste Frank Darcel (Marquis de Sade, Republik) pour la réalisation de cet album.

Ce disque, sorti sous le label LADTK et en distribution Caroline International, comporte dix titres pop-rock chantés en breton, français et anglais.

Du côté des musiciens, dans le groupe, on retrouve Xavier Géronimi à la guitare (Daho, Bashung), Roberto Briot à la basse (Lavillier, Françoise Hardy), Pierre Marolleau à la batterie (Fordamage, Fat Supper) ou encore le chanteur-guitariste Brieg Guervenno et le trompettiste Eric Le Lann.

Envie d’en savoir plus sur ce nouvel album ? On retrouve tout de suite l’interview de Nolwenn Korbell qui a accepté de répondre à quelques questions pour notre webzine.

 

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Interview de Nolwenn Korbell

Pour ce nouvel album intitulé Avel Azul, il s’agit désormais du « Nolwenn Korbell’s band ».
Pourquoi avez-vous décidé de réaliser cet album de manière collective avec Frank Darcel ?

Au départ, ce n’était pas ma décision, mais celle de Frank Darcel qui m’a proposé ce projet d’album. Il avait envie de mettre sur pied un nouveau groupe dans lequel je chanterais des chansons pour la plupart écrites et composées par lui, et d’autres (celles en breton) écrites par moi. Il m’avait invitée il y a deux ans à chanter en duo avec lui un titre pour son groupe Republik. C’était une belle première expérience musicale et humaine. J’imagine que ça lui a donné envie de continuer la collaboration sur un album entier.

 

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Votre album comprend des titres chantés en breton, français et anglais. Comment s’est décidé le choix des langues pour les chansons ?

Nous voulions faire entendre ces trois langues parce qu’elles reflètent notre réalité de vie, et de goûts musicaux qui piochent dans ces différentes cultures : anglo-saxonne, bretonne et française. Il n’y a pas vraiment eu de décision de choix de langues, tout ça s’est fait naturellement, et en fonction de la couleur des musiques. Sur les mélodies plus pop, on entendait de l’anglais, sur les plus rock du breton, et sur les balades douces du français. Mais sans toutefois en faire une règle. C’est surtout le désir et l’intuition qui nous ont guidés.

 

 

Comment s’est déroulée la création de l’album ?
Et son enregistrement ?

Frank m’envoyait des maquettes de morceaux sur lesquels il chantait en yaourt, pour me donner une idée de la ligne mélodique, et là-dessus j’inventais des textes. Puis, de mon côté, je lui faisais entendre, ainsi qu’à Xavier Géronimi (guitariste et arrangeur) ce que j’avais écrit et composé. On se voyait un peu avant d’aller en studio pour trouver une structure, un début d’arrangement. Puis le travail se réalisait concrètement en studio avec les musiciens qui apportaient leurs idées, épaulés par l’ingénieur du son Sébastien Lohro.

L’enregistrement d’un album est toujours, enfin quand ça se passe bien, une aventure excitante et pleine de surprises, parce qu’humaine !

Et parce qu’on ne sait pas ce qui va se passer avant de commencer, même si on a une idée de ce que l’on veut faire. C’est même émouvant de voir la « chose musicale » se construire, naître, grâce à la créativité des uns et des autres. Les « bizarreries » des guitares de Xavier Géronimi, la trompette d’Eric Le Lann, la guitare électrique d’Hélène Brunet, un son de cor, les notes cristallines des claviers de Ronan O’Luasa, trouver la manière juste de placer sa voix pour que ça raconte quelque chose. C’est du vivant tout le temps, et donc plein d’inattendus, d’imprévus qui subliment parfois.

 

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Cet album semble osciller entre douceur pop et mélancolie. Que souhaitez-vous transmettre à votre public à travers votre musique ?

Il n’y a pas de volonté de vouloir transmettre quelque chose en particulier. Si ce n’est tenter de toucher les gens par tous les biais qu’offrent des chansons. Une mélodie entraînante ou émouvante, un arrangement énergisant, des paroles faisant écho à une petite ou grande histoire…

Je ne fais pas de choses en pensant d’abord à plaire aux autres.

C’est un plaisir très égoïste au départ, se faire plaisir en chantant, en jouant une chanson qui me plaît, qui plaît au groupe, et puis évidemment en espérant fortement partager ce plaisir avec le plus de gens possible. Propager du plaisir, en donner aux autres, faire vivre des émotions par la musique, s’il y a quelque chose à transmettre, c’est tout ça.

 

 

Quelle est la suite de vos projets pour cette année ?

Pour l’instant, nous sommes encore dans la promotion de l’album, en dédicaces, showcases, interviews, etc.

Des répétitions sont prévues en vue du concert du 11 août au Festival Interceltique de Lorient, en première partie de Manic Street Preachers. Les concerts à venir se feront plutôt l’année prochaine. Et oui, nous allons réaliser un nouveau clip très prochainement avec une chanson en français pour attaquer le national. C’est hélas encore difficile de passer sur les médias nationaux avec des chansons en breton. Je trouve cela totalement injuste et révoltant, mais c’est comme ça.

Pour ce qui est de mes envies de collaboration artistique, j’aimerais en fait réitérer et travailler à nouveau avec Frank Darcel, histoire de continuer l’aventure, d’aller plus loin, d’explorer nos chants et nos champs communs !

 

 

Pour en savoir plus

Page facebook du groupe Nolwenn Korbell’s Band

 

Crédit photo : Jérôme Sevrette.
Réalisation du visuel de l’album, portraits de Nolwenn Korbell, et photos du groupe.