Seven Sisters

Un film de Tommy Wirkola

Eh bien ma foi, il est pas mal ce film ! Je n’étais pourtant pas très attirée par l’affiche et je me suis laissée tenter. Pourquoi pas ? Des fois, il faut savoir être surpris.

Sans connaitre le synopsis, j’étais partie sur l’idée bête et méchante que ça allait être un film avec une nana schizophrène qui avait 7 sœurs dans la tête. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je découvrais tout autre chose. Et oui,  parfois je fais ça. Avec le risque de passer à côté de quelques pépites cinématographiques ou bien d’être agréablement surprise comme ce fut le cas ici.

Mais bon assez parler de moi. Qu’est-ce donc que cette histoire ?

 

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Synopsis

Imaginez-vous une cinquantaine d’années plus tard sur notre chère planète Terre, surpeuplée à n’en plus pouvoir. La planète est pleine à craquer, les ressources viennent à manquer. Il faut donc faire quelque chose au risque de voir périr définitivement l’espèce humaine.

Ca c’est grosso modo le discours tenu par Glenn Close qui joue Nicolette Cayman, un membre du gouvernement qui dirige d’une main de fer le Bureau d’allocations des naissances. Alors madame va avoir une grande idée : limiter les naissances. Seul un enfant peut naître par famille. Ceux qui viendraient à naître par la suite seraient être envoyés dans un centre de cryogénisation dans le but d’être réveillés des années plus tard lorsque la surpopulation se serait calmée (Et tout le monde croit à cette cryogénisation providentielle… La blague.).

Ce qui frappe de prime abord c’est ce système qui nous rappelle forcément la politique de l’enfant unique instaurée en Chine, même si effectivement il n’y a pas de cryogénisation. Mais bon on est quand même dans un film d’anticipation qui nous envoie des alertes et on ne peut s’empêcher de se dire que ça pourrait arriver.

 

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Le pire reste à venir lorsqu’une maman met au monde pas un, ni deux enfants, mais sept… Cette maman meurt en couche et c’est Terrence Settman (Willem Dafoe), son père qui prend la responsabilité de s’en occuper alors qu’il semble que cela faisait longtemps que lui et sa fille n’étaient plus en contact. Et il va faire un sacré pied de nez au gouvernement pendant près de 30 ans où il va avoir la lourde tâche d’élever ses sept petites filles dans le plus grand secret.

Tout a d’ailleurs été mûrement réfléchi. Chacune de ces filles s’appelle Karen Settman (nom de la mère) à l’extérieur de la maison. Mais à l’intérieur nous rencontrons Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Dimanche. Et comme elles ne peuvent sortir toutes en même temps, Lundi va à l’école le lundi et ainsi de suite. Elles ont bien évidemment la même coupe de cheveux, la même allure. Difficile de les distinguer les unes des autres. Même lorsque l’une d’entre elles perd son petit doigt lors d’une escapade clandestine dehors avec son skate, le grand-père ne peut faire autrement que de réserver le même traitement aux six autres…

Tout se passe relativement bien pendant trente ans, le système mis en place se perpétue. Le grand-père est décédé entre temps et elles continuent toutes de vivre dans la maison dans laquelle elles ont grandi. Elles ont un seul et unique travail dans une grande banque et chaque jour l’une d’entre elle part bosser. Sauf qu’un lundi, Lundi ne rentre pas et une course infernale va être menée pour la retrouver et savoir ce qu’il s’est passé.

Vous imaginez bien que le gouvernement est derrière tout ça et que vu le caractère de Nicolette Cayman, rien ne va se faire dans la dentelle.

 

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Un scénario haletant et original

C’est un film d’action bien trempé et bien haletant car il faut bien admettre que la fin est particulièrement réussie, même si en en discutant autour de moi, certains auraient préféré une fin encore plus noire. Le réalisateur, Tommy Wirkola, avait-il peur de finir sur une touche apocalyptique ?

 

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Quoi qu’il en soit, le film est original. Et les deux actrices qui jouent Karen Settman sont excellentes. Clara Read les interprète lorsqu’elles sont encore enfants et on distingue bien les sœurs les unes des autres. Tandis que Noomi Rapace, d’une grande beauté froide, les interprète à la trentaine mais cette fois-ci, en plus du caractère c’est aussi au niveau vestimentaire que nous pouvons les différencier. C’est pour le coup très bien mené et cela n’a pas du être évident car la quasi-totalité du film repose sur leurs épaules.

Vous me direz, ça fait des économies de casting ! Mais quand même !

 

 

Le film peut malgré tout paraitre simpliste, la fin peut effectivement décevoir, il n’en demeure pas moins que c’est bien joué, bien filmé et qu’on peut se laisser porter par le scénario. Je le recommande donc parce que pour une fois on a quand même une sacrée nana qui porte le film et ça ce n’est pas tous les jours et puis bon, le sujet n’est quand même pas mal trouvé non plus. Fallait oser. Peut-être aurait-il fallu oser jusqu’au bout.

 

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