Pirates des Caraïbes : La vengeance de Salazar

5e épisode des aventures de Jack Sparrow

Ah Jerry, Jerry (pour les intimes, sinon c’est M’sieur Bruckheimer, le réalisateur de multiples films à explosions et séries en tout genre), tu n’as pas pu t’en empêcher… Une quadrilogie ne te suffisait pas, il t’en fallait plus… Ou peut-être voulais-tu te rattraper de ton quatrième opus parfaitement oubliable et clairement oublié ?

Le peu de gens à qui j’en parle me regardent le plus souvent avec des yeux de merlans frits. Non, Pirates des Caraïbes était une bonne trilogie avec un super Johnny Depp et le quatrième fut une erreur de parcours. Il n’aurait jamais dû exister et c’est bien dommage d’ailleurs, il y avait quand même la superbe Penelope Cruz dans le casting.

 

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Mais qu’en est-il du cinquième sorti récemment, et intitulé La Vengeance de Salazar ?

 

Déjà ça sent mauvais, qui dit Vengeance, dit que notre Jack Sparrow a encore fait des bourdes et effectivement il n’en rate pas une.

Le film s’ouvre sur un gosse à la recherche de son père. Il s’avère que ce n’est autre que le fils de Will Turner (Orlando Bloom) et d’Elizabeth Swann (Keira Knightley). Et Will est touché par une malédiction le contraignant à rester sous les profondeurs marines (crustacés sur le visage, odeur de poisson…). Le fiston, Henry, n’a plus qu’à trouver le moyen de la lever, c’est-à-dire retrouver Jack qui le mènera ensuite au trident de Poséidon, qui allez savoir pourquoi a des supers pouvoirs magiques d’annulation de toute malédiction (et faut attendre le 5ème volet pour connaitre l’existence de cette fourchette). Et comme par hasard tout le monde le veut ce trident.

 

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Quelques dizaines d’années plus tard, Henry est un jeune adulte qui n’a pas perdu son objectif. En attendant ça fait bien 10 ans que le Will est sous l’eau mais ça ne choque personne et encore moins Elizabeth. Ton mari est sous l’eau, condamné, c’est ton fils qui attend d’être en âge de pouvoir faire quelque chose et qui va se bouger alors que t’aurais déjà pu te manier les fesses au lieu de te coiffer… Allez chercher la logique mais bon fallait bien faire un film.

Bon vous pensez bien qu’Henry va retrouver Jack, qui va tenter de se débiner au début, se faire abandonner par son équipage (une fois de plus), se faire retrouver par Barbossa et se faire courser surtout par Salazar. Et c’est là qu’on rigole bien aussi. Salazar, interprété par Javier Bardem, a une dent contre Jack qui l’a condamné à vivre éternellement en mi-mort-vivant, mi-fantômes aux cheveux gras avec son équipage sur son bateau lorsqu’il s’est retrouvé coincé dans le triangle des Bermudes. Ces évènements se sont passés durant la jeunesse de Jack lorsqu’il n’était pas encore capitaine (du coup vous avez droit à des effets spéciaux rajeunissants monstrueusement laids alors que le maquillage aurait été beaucoup plus classe…). Et le gars attend 5 films pour se manifester.
Oui je sais c’est un scénario etc etc.

 

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Bon en attendant, c’est toujours la même ritournelle. Des blagues à la Jack Sparrow qui commencent vraiment à faire potache, un équipage qui s’en va et qui revient, des pirates effrayants qui ne le sont pas, un jeune garçon du nom de Henry qui va également avoir une acolyte, Carina Smyth à la recherche d’étoiles et donc du trident pour découvrir qui est son père et bla-bla-bla (je vous laisse deviner qu’il y a de l’amour sous la roche). C’est pas si mal que ça, comparé au quatrième opus, mais ça aurait pû être largement plus court, moins lourdingue, moins répétitif. Bref, il y aurait pû y avoir un peu plus de renouveau et ça aurait vraiment pû être pas mal.
Oui désormais ce n’est pas avec des si qu’on peut refaire du bon cinéma, c’est avec le verbe pouvoir apparemment…

 

A quand le sixième ? … Merci Jerry et merci Disney de nous ressortir toujours les mêmes blagounettes. Vous avez de l’argent pour faire quelque chose de bien, essayez de vous payer de bons scénaristes pour faire du vrai cinéma pour une fois.

 

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