Exposition photographique d’Evans Walker à Paris

Une exposition photographique vernaculaire au Centre national d’art et de culture Georges Pompidou à Paris

Né en 1903 et décédé en 1975, Evan Walkers était un grand, très grand photographe. Le Centre national Georges Pompidou à Paris lui consacre pour la première fois une exposition visible depuis le 26 avril. Il reste moins d’un mois pour la découvrir et aller à la rencontre de cet homme qui a su montrer une beauté humaine sans égal. L’exposition se termine le 14 août, une petite piqûre de rappel s’impose donc.

 

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Evan Walkers et la photographie

Evan Walkers va véritablement débuter la photographie à la fin des années 20, travailler ensuite pour les magazines Times et Fortune avant de devenir lui-même professeur de photographie. Il voulait devenir écrivain, raconter des histoires et c’est pourtant par le biais de la photographie qu’il va consacrer tout son art, c’est le regard sur la vie qu’il va mettre en lumière à travers son objectif. Et le Centre Georges Pompidou rend hommage aujourd’hui à son travail en exposant pas moins de 400 œuvres allant de la photographie à des objets du quotidien qu’Evan Walkers collectionnait par ailleurs.

Historien de l’époque de la Grande Dépression aux Etats-Unis, le photographe ne se concentre pas sur les paysages naturels mais sur l’humain, ses créations, sa consommation. Il met en exergue le quotidien des gens qui subissent de plein fouet la crise monétaire qui les frappe. Il met en valeur plus particulièrement leur regard, leur humanité tout en montrant le contexte de vie : les routes, les commerces, les publicités, les voitures, les villes. C’est ce que le photographe appellera le « vernaculaire ».

Il voulait montrer la vie telle qu’elle est, vécue et subie. Il en tirera des portraits et des paysages noir et blanc d’une beauté surprenante et touchante. Il ira à la rencontre des paysans dans les campagnes, des ouvriers, des métayers qui se tuent à la tâche chaque jour pour une bouchée de pain. Il consacrera véritablement ce passage entre des années 20 florissantes à une chute économique spectaculaire dans les années 30. Et il est difficile de ne pas s’attarder sur chaque cliché, de ne pas détourner le regard face aux yeux de ces inconnus figés à jamais sur la pellicule et qui transmettent toute la beauté cruelle de ce quotidien américain.

 

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L’exposition

Les photographies exposées proviennent de grandes collections aussi bien publiques (Metropolitan Museum, Museum of Modrn Art à New York notamment) que privées.
Le travail d’Evans Walker est multiple et l’exposition est donc construite sur cette évolution. Evans Walker va d’abord commencer à photographier des publicités, des lieux particuliers, tout ce qui va attirer son attention sur la construction humaine pour ensuite se consacrer pleinement à la vie quotidienne dans sa consommation la plus grandissante, prenant parfois en photo des poubelles.

Ce n’est qu’après qu’il fera des portraits racontant les dures conditions de vie de la classe ouvrière. Et puis, son travail ne cessera d’évoluer vers d’autres portraits qu’il prendra à la volée aux sorties de bouches de métro notamment, ne cessant d’appuyer sur son appareil photo de manière automatique et frénétique.

Et toute son œuvre a ouvert la voie à d’autres photographes qui iront par les chemins mettre en avant la vie, sans effet de retouche quelconque, sans facétie, sans mensonge.

 

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Vous pouvez retrouver sur le site du Centre Georges Pompidou toutes les informations pratiques relatives à l’exposition

 

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Un catalogue de l’exposition est également disponible par ici

 

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Ainsi qu’un livre, Louons maintenant les grands hommes, édité chez Plon, fruit d’un travail collaboratif entre Walker Evans et Jales Agee, écrivain, qui met en avant cette époque de la Grand Dépression au travers d’un texte poignant et des photos de Walker Evans.