Alliés

Un film de de Robert Zemeckis

Décidément le mois d’avril est ponctué par des critiques de films où l’amour est mis à l’honneur. Les oiseaux papillonnent et les fleurs explosent dans les jardins. Après Passengers, voici une chronique sur Alliés, le dernier film de Robert Zemeckis (The Walk, Forrest Gump, entre autres) avec Marion Cotillard et cin à l’affiche.

 

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Sorti en 2016, ce film raconte l’histoire de deux espions du temps de la Seconde Guerre Mondiale à Casablanca. L’agent québécois Max Vatan, interprété par Brad Pitt, retrouve la résistante française Marianne Beauséjour, joué par Marion Cotillard, lors d’une soirée mondaine. Marianne le présente à ses amis comme son mari et l’histoire commence ainsi. Les deux personnages sont en réalité des espions en mission dont l’objectif est d’assassiner un ambassadeur allemand. Petit à petit leur jeu d’amoureux transits va devenir réalité et Max va lui demander de la retrouver à Londres pour vivre ensemble. Marianne le rejoindra, ils se marieront et deviendront parents d’une petite fille.
Jusque là tout va à peu près bien si, bien évidemment, vous faites abstraction de la guerre qui fait rage. Ce n’est que vers le milieu du film que tout bascule. Max se voit convoquer par les services secrets britanniques. Marianne ne serait pas une résistante française mais une espionne allemande. Il refuse d’y croire et se retrouve pris dans une course contre la montre pour innocenter sa femme.

 

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© 2016 Paramount Pictures. All Rights Reserved. Photo credit : Daniel Smith

 

Sur le papier, l’histoire parait haletante même si déjà vue, revue, avalée et digérée. En effet, le film est bourré de clins d’œil à certains films : Inglourious Basterds, Mr and Mrs Smith, le Patient anglais et surtout Casablanca. Et ça en devient agaçant comme si se déroulait devant le spectateur un remake sans saveur.
Et pourtant, rien à redire sur le jeu d’acteurs. Marion Cotillard est assez époustouflante. Son anglais est irréprochable et le son de sa voix est envoûtant, si vous faites abstraction des « Je t’aime mon Québécois. » à répétition comme si le réalisateur n’avait pas su quoi lui faire dire pour meubler les dialogues…
Car c’est bien cela le problème. Le film a du potentiel mais nous ne pouvons nous empêcher de rajouter des « si » et des « oui c’est bien mais ». Et tout le film en perd de son charme.
Quant à Brad Pitt, il peine à faire susciter une émotion et son accent québécois fait perdre tout son charme à la plupart des scènes d’amours jouées avec Marion Cotillard. C’est mielleux mais rempli de faussetés, à tel point que le couple en devient complètement factice. La magie ne prend pas. Y a rien à faire.

Alors bon, avec honnêteté, je suis quand même allée zieuter d’autres critiques pour savoir ce qu’il en ressortait, ne cessant de me demander si j’étais devenue une femme complètement hermétique à ce genre de films. Et je dois bien avouer que j’ai bien ri.

 

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© 2016 Paramount Pictures. All Rights Reserved. Photo credit : Daniel Smith

 

Le film a du potentiel mais il laisse de marbre. La fin est sans surprise et c’est difficile de croire à la force des sentiments entre Max et Marianne. Le réalisateur avait pourtant une bonne base puisque ce film serait apparemment inspiré d’une histoire vraie mais la sauce ne prend pas.

Le seul élément que je retiens est le jeu de Marion Cotillard qui m’a fait oublier sa très, mais alors très mauvaise mort, dans The Dark Knight Rises de Christopher Nolan. Et pour le coup, chapeau !

 

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© 2016 Paramount Pictures. All Rights Reserved. Photo credit : Daniel Smith