Réalisé par Alejandro Gonzalez Inarritu, avec : Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Will Poulter, Domhnall Gleeson

Dans une Amérique profondément sauvage, Hugh Glass, un trappeur, est attaqué par un ours et grièvement blessé. Abandonné par ses équipiers, il est laissé pour mort. Mais Glass refuse de mourir. Seul, armé de sa volonté et porté par l’amour qu’il voue à sa femme et à leur fils, Glass entreprend un voyage de plus de 300 km dans un environnement hostile, sur la piste de l’homme qui l’a trahi. Sa soif de vengeance va se transformer en une lutte héroïque pour braver tous les obstacles, revenir chez lui et trouver la rédemption.

 

the-revenant-affiche

 

Inarritu réalise ici son sixième long métrage. Accompagné du directeur en photographie Emmanuel Lubezeki, ensemble ils ont réalisé un chef d’oeuvre.

Une lumière naturelle, de magnifiques plans de la nature, des plans séquences juste incroyables et des caméras placées au plus près des personnages, voici la recette d’un long métrage réussi.

On ajoute à ces ingrédients, la performance incroyable d’un acteur, Leonardo DiCaprio sans oublier certains autres protagonistes comme Tom Hardy et Will Poulter.

On saupoudre d’effets spéciaux réussis et c’est prêt!

 

Des plans séquences qui viennent nous mettre d’emblée au coeur d’un combat, un moment magnifique qui n’a rien à envier à la 3D. Et ce sentiment, d’être embarqué dans l’histoire de ce film, ne fait que s’amplifier au fur et à mesure que l’heure tourne. En tant que spectateur, on est tenu en haleine, on ne fait plus que suivre les péripéties du héros mais on l’accompagne dans ses actions. Cela est rendu possible grâce à une lumière naturelle qui joue même avec la réflexion du soleil sur la caméra. La respiration de Hugh Glass qui embue la caméra. Cette recherche de réalisme ne fait qu’accroitre la sensation du spectateur de prendre part au film. Le réalisateur peut remercier son directeur de la photographie Emmanuel Lubezeki, sans qui le film n’aurait pas été un chef d’oeuvre. Il a travaillé notamment avec Terence Malick et Alfonso Cuàron. On notera que dans The Revenant, il n’y a pratiquement aucune lumière artificielle.

 

Outre l’esthétisme de ce film, on remarquera également la performance de ces acteurs. Leonardo DiCaprio qui joue le rôle de Hugh Glass, un père de famille qui voue un amour inconditionnel à sa femme et son fils. Il subit dès les premières scènes les pires atrocités. La performance qu’on retiendra est celle de l’acteur, tournant dans des conditions climatiques éprouvantes pour le corps et l’esprit. On retrouve également Tom Hardy qui joue le rôle de John Fitzgerald, un trappeur à priori sans empathie pour le personnage de Leonardo DiCaprio. Même si Tom Hardy dans ce film, ne récolte pas forcément la sympathie du spectateur, il incarne ce personnage de telle sorte qu’on ne le reconnait même pas jusqu’à l’arrivée du générique de fin!

 

Hugh Glass et John Fitzgerald

Hugh Glass et John Fitzgerald

 

Une pointe d’onirisme vient également assaisonner ce film, sans oublier la beauté de Mère Nature. Certains plans contenant des arbres, filmés en contre plongée viennent rythmés le film. Une métaphore sur l’arbre et la façon dont on se place pour l’observer accompagne ces séquences.

Le spectateur n’est pas épargné par cette atmosphère bestiale qui règne tout le long du film. Pour ma part, j’en suis ressortie épuisée et transpirante. Ma vision sur l’humain ayant totalement basculée puisque je m’étais rendue compte qu’il était capable d’être encore plus bestial qu’un animal lorsque ses conditions de survie étaient menacées. Que serions nous capable de faire pour survivre? Jusqu’où serions nous capable d’aller ?

Le seul bémol reste la fin du film : trop longue, sans suspense, sans effets et sans beauté.

 

Dans tous les cas, ce film est un chef d’oeuvre, par ses images mais aussi par la performance des acteurs et pour le ressenti qu’il amène aux spectateur. Bien plus qu’un film, ce fut une expérience pour le spectateur!