24ème aventure du célèbre espion anglais, quatrième opus avec Daniel Craig en tête d’affiche, Spectre raconte la traque de la fameuse organisation terroriste par James Bond.

Et cette nouvelle itération nous plonge dès l’entame dans un véritable déluge d’action au terme d’un superbe plan séquence filmé à Mexico durant le Jour des morts.
La première poursuite au sein de la foule mexicaine témoigne d’ailleurs de l’influence de Paul Greengrass, réalisateur de La mort dans la peau et de sa suite, sur le film d’action moderne.
Pour un peu, on se croirait d’ailleurs dans un épisode de la saga de Jason Bourne lors de cette scène, puisque le tout est filmé caméra à l’épaule.

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Quoi qu’il en soit, Spectre démarre sur les chapeaux de roues, pour ne jamais vraiment s’arrêter, si l’on excepte un creux au milieu du film, histoire d’amour oblige. On notera de ce point de vue qu’aucune James Bond girl de l’ère craigienne n’est à la hauteur de la beauté et du glamour qu’avait su amener Eva Green dans Casino Royale. Léa Seydoux fait plutôt bonne figure, mais comme souvent son personnage n’apporte rien en terme d’histoire. On regrettera la superficialité de l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux; au bout de quelques jours, ce cher James est capable de dire qu’il la « reconnaitrait entre mille ». Ah quel séducteur ce James!

Si Spectre remplit son quota d’action -on appréciera d’ailleurs que le film ne cède pas à une surenchère d’effets totalement irréalistes (cf. le dernier Fast and Furious)- il n’en demeure pas moins ancré dans une réalité tristement proche. Il y est question de terrorisme, de surveillance à l’échelle mondiale, des questions ô combien importantes par les temps qui courent.
De part la proximité des attentats parisiens, il convient de se demander jusqu’a quel point l’humanité est prête à renoncer à sa liberté pour plus de sécurité. Une thématique que l’on retrouve dans d’autres films récents -l’excellent second volet de Captain America en est la preuve.
Nous nous retrouvons donc devant un divertissement certes, mais un divertissement intelligent.

 

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Alors certes oui, nous pouvons regretter quelques facilités scénaristiques, le dénouement est rapidement connu, Dave Bautista en tant que méchant est sous-employé, on ne voit que peu le personnage incarné par Christophe Waltz (toujours excellent même si son rôle se rapproche de celui du nazi l’ayant fait connaitre mondialement). Néanmoins, le film ménage de belles surprises, pour peu que l’on connaisse un peu la mythologie bondienne, et le film conclu à merveille une tétralogie entamé en 2006 avec Casino Royale.

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Se pose donc la question de l’avenir de la franchise. Daniel Craig incarnera-t-il une dernière fois le personnage ayant fait de lui une icône mondiale (peut être est-ce l’inverse?), un nouvel acteur est-il capable d’endosser ce fameux costume et d’utiliser le permis de tuer à bon escient?
Nul doute que le successeur de Daniel Craig aura un sacré poids sur les épaules!