Septième volet consacré aux X-men (en tenant compte des spin-offs dédiés à Wolverine) en 14 ans, X-Men: Days of Future Past marque la troisième incursion de Bryan Singer dans l’univers des mutants.

Instigateur de la saga en 2000, il est aujourd’hui aux commandes de l’épisode le plus ambitieux de la saga. Inspiré du comics du même nom sorti au début des années 80, Days of Future Past confronte anciens et nouveaux au sein du même film, grâce au voyage dans le temps. Le film débute par un hommage à Terminator, en montrant humains et mutants prisonniers des machines. Les quelques plans sur les crânes qui jonchent le sol renvoient directement à la saga chère à James Cameron, et souligne le péril dans lequel se trouve l’humanité dans ce futur proche.

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Les sentinelles, que l’on avait pu apercevoir furtivement dans X-Men: L’affrontement, sont ici au coeur de l’histoire. Elles traquent humains et mutants, des mutants réduits au rang de faire-valoir face à ces machines qui sèment la mort. Mais l’espoir existe, grâce à Kitty Pride (toujours incarnée par Ellen Page), dont le pouvoir permet de renvoyer Wolverine dans le passé, avec pour but d’empêcher le meurtre de Bolivar Trask, créateur des Sentinelles, par Mystique, l’événement fondateur de la mise en place du programme Sentinelles. Days of Future Past assume à fond son coté uchronique, dans la continuité de X-Men: le commencement, faisant par exemple de Magneto l’assassin de JFK. Le film multiplie les allers retours entre le futur et 1973, ce qui nous permet de croiser des personnages aussi célèbre que le président de l’époque, Richard Nixon. Ce monde parallèle au notre s’avère des plus passionnants, et laisse imaginer encore un peu plus tout le potentiel de la saga.

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14 ans ont passés depuis le premier X Men, et l’on sent que Bryan Singer, malgré le four de Jack, le chasseur de géants, a fait de gros progrès dans la gestion des scènes d’action, en témoigne la première confrontation entre Sentinelles et mutants au début du film, un moment de bravoure épique et parfaitement lisible, à l’opposé de certaines grosses productions actuelles. Mention spéciale également à l’évasion de la prison de Magneto, scène durant laquelle Vif-Argent, l’un des nouveaux mutants, laisse éclater toutes ses capacités. Pour le reste, les talents de conteur de Bryan Singer font le travail, puisque le film lui permet d’aborder une nouvelle fois un thème qui est tristement d’actualité, celui de la différence, et de la façon dont elle est perçue dans la société. Côté casting, on retrouve les personnages emblématiques de la saga, tels que Wolverine (Hugh Jackman), Magneto (Ian McKellen/ Michael Fassbender), le Professeur X (Patrick Stewart/ James McAvoy) ou Tornade (Halle Berry). Clin d’oeil aux plus anciens, avec les retours d’Iceberg, Kitty Pride ou Colossus. Quant à notre Omar national, il faut reconnaitre qu’il est plutôt crédible dans son rôle de mutant à dreadlocks. japanese-trailer-for-x-men-days-of-future-past-arrives-online-watch-now-161476-a-1398323189-400-80 Au final, X Men: Days of the Future Past est à ce jour le meilleur volet de la saga X Men, celui de la maturité, loin de la légèreté que l’on peut croiser dans d’autres productions Marvel. Le prochain épisode, sobrement intitulé X Men: Apocalypse, (clin d’oeil après le générique) est attendu de pied ferme, mais pas sûr que Bryan Singer, compte tenu de ses soucis actuels, soit derrière la caméra.