Et comment écrit-on un roman à succès ?

 

* Titre : La vérité sur l’affaire Harry Quebert
*Auteur :
Joel Dicker
*Genre : Roman
*Édition : Editions de Fallois / L’Age d’Homme
*Date de parution : 2012
*ISBN : 978-2-87706-816-1

 

L’Auteur :

Joël Dicker est né en Suisse le 16 juin 1985. Depuis tout petit, il baigne dans un univers littéraire puisque sa mère est libraire à Genève et son père professeur de français.  Pendant ses années d’étude (il étudie le théâtre à Paris ; puis le droit à Genève), il crée une revue « La Gazette des animaux » qui lui permet de décrocher le prix du « plus jeune rédacteur en chef de Suisse » par La Tribune de Genève. En 2005, il publie une nouvelle, Le Tigre, dans le cadre du Prix international des jeunes auteurs et se voit offrir la première place. Quelques années plus tard, en 2010, il sort son premier roman, Les Derniers Jours de nos pères, qui se fait remarquer par Prix des écrivains genevois. Bref, Joël Dicker n’a que 28 ans mais on dirait bien qu’il a passé toute sa vie à bâtir sa carrière d’écrivain. Carrière d’écrivain qui sera une des source d’inspiration de son second roman, La vérité sur l’affaire Harry Quebert. Ce roman lui ouvre grand les portes de cercles littéraires et le propulse en tête de vente. Il fait partie de la sélection finale pour le Goncourt 2012 et s’octroie finalement le Goncourt des Lycéens.

 

Bibliographie de Joël Dicker :


2005 : Le Tigre (nouvelle), Ed. Hèbe
2010 : Les Derniers Jours de nos pères, Ed. de Fallois / L’Age d’Homme
2010 : La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, Ed. de Fallois / L’Age d’Homme (Sélection Goncourt 2012, Goncourt des Lycéens 2012)

 

Résumé de La vérité sur l’affaire Harry Québert :
Marcus Goldman, jeune écrivain américain à succès souffre d’un mal terrible… Alors que son premier roman l’a propulsé en tête des vente et lui a ouvert les portes de la célébrité et de la richesse, il souffre de l’angoisse de la page blanche et ne parvient plus à écrire la moindre phrase. Son éditeur lui impose un délais qu’il ne peut respecter… Il se tourne alors vers on professeur d’université et ami de toujours, le grand écrivain Harry Quebert et va passer quelques jours chez lui dans sa propriété à Aurora, New Hampshire pour trouver l’inspiration. Malheureusement, il rentrera chez lui, à New-York, sans avoir trouvé cette illumination. Cependant, quelques jours après on retour, son ami Harry Quebert est arrêté par la police : on a retrouvé chez lui un cadavre de jeune fille disparue il y a trente ans, Nola Kellergan, avec qui il aurait même eu une liaison secrète ! Marcus ne peut pas le croire, son ami est incapable d’avoir fait ça ! Alors il revient à Aurora et mène son enquête pour prouver l’innocence de son ami. Il découvre de vieilles histoires, et met en évidence les moeurs de la société américaine, les vices des médias et de la justice. C’est un hymne à la littérature et à l’amitié car l’enquête qui se déroule sous nos yeux va devenir le sujet de son prochain roman pour réhabiliter son ami.

Mon Avis :
J’ai mis beaucoup de temps avant de me décider à emprunter ce roman à la bibliothèque. Mais…quelle découverte ! A chaque fois que je me plonge dans cette affaire, je passe un très bon moment ! D’ailleurs, pour être tout à fait honnête, je ne l’ai pas terminé. Mais comme Marcus, je suis sous la coupe de mon éditeur pour réaliser ma chronique ! 😉 Enfin, je ne voulais pas passer à côté de l’occasion de parler de ce fabuleux roman sur Nanook.
C’est un roman agréable à lire, d’un côté tactile d’abord, je ne connaissais pas les Editions de Fallois, et les pages sont…délicieuses ! Ensuite, l’écriture est fluide, souple, on rentre aisément dans l’histoire, les flash-backs ne nous perdent pas, non, non, il a bien fait son boulot le p’tit Dicker ! J’en suis à la moitié du roman, je n’ai pas encore deviné l’assassin (j’ai des pistes, quand même), et je suis amenée à me poser pas mal de questions sur l’écriture, et j’en viens même à me demander si toute cette enquête n’est pas une supercherie, si tout ne se passe pas dans le tête de l’écrivain, pendant son enquête intérieure au sujet de son écriture, de son sujet, de ses personnages, … Une belle mise en abime de l’écriture, en somme. Mais peut-être n’est-ce que le fruit de mon imagination et de mon extrapolation !
En tout cas, j’avais des doutes en empruntant ce gros roman de plus de 600 pages : je n’en ai plus ! Je n’ai même pas hâte de le terminer tellement je me sens bien en compagnie de Marcus Goldman.