Réalisé par Rebecca Zlotowski ; avec : Tahar Rahim, Léa Seydoux, Olivier Gourmet…

Synopsis :

De petits boulots en petits boulots, Gary est embauché dans une centrale nucléaire. Là, au plus près des réacteurs, où les doses radioactives sont les plus fortes, il tombe amoureux de Karole, la femme de Toni. L’amour interdit et les radiations contaminent lentement Gary. Chaque jour devient une menace.

Un train traverse les montagnes pour venir s’arrêter aux pieds d’une centrale nucléaire. À son bord, Gary, un jeune garçon – peut-être pas encore tout à fait un homme -, qui vient chercher du travail. Au milieu d’une nature calme et luxuriante il découvre la centrale, sorte de vaisseau aseptisé où le danger est partout et nulle part à la fois. Univers anxiogène par excellence, répondant à des codes bien particuliers et où la solidarité est de mise, Gary se fait rapidement une place. Au sein d’une équipe quasi masculine, où chacun vit dans une caravane aux abords de la centrale, le quotidien s’organise autour du travail et de longues soirées arrosées.

Grand CentralC’est là que Gary rencontre Karole, la femme de Toni. Elle l’embrasse pour lui expliquer ce qu’est « la dose ». Ébranlé par ce moment suspendu, Gary se lance dans une course à la dose, celle qui irradie son corps, et une autre toute aussi insidieuse qui irradie son coeur. Grand Central est un film physique où se heurtent les corps et les coeurs. Le danger est partout mais ne se voit pas, il plane, il rôde, il est là tout le monde le sait, mais on ne peut prévoir quand et qui il frappera. C’est dans cette urgence que naît un amour impossible et destructeur, celui de Karole et Gary, qui se retrouvent dans un nature toujours plus luxuriante qui contraste avec la froideur clinique de la centrale.

Porté par une bande-son entêtante, Grand Central nous entraîne dans une sorte de tourbillon dont on ne sait ni quand ni comment il s’arrêtera. Une chose est sûre, les acteurs sont magistraux et la réalisatrice, après son premier long métrage Belle Épine, confirme son talent. À suivre…