Cette semaine, Nanook vous propose une critique du dernier roman écrit par Dan Brown. Après Anges et Démons, le Da Vinci Code et le Symbole perdu, Robert Langdon reprend du service et nous entraine dans l’Italie de la Renaissance à la poursuite d’un savant fou cherchant à libérer un fléau planétaire.

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Titre : Inferno
Auteurs :
Dan Brown
Genre :
Roman policier et ésotérique
Édition :
JCLattès
Date de parution :
2013 (France)
ISBN :
978-2-7096-4374-0
Nombre de pages :
567

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L’auteur : Dan Brown

Est-il encore nécessaire de présenter Dan Brown ? Il s’est fait connaître en 2003 avec son très célèbre Da Vinci Code et depuis chacun de ses romans devient un succès éditorial en quelques semaines.

Auteur américain né en 1964 dans le New Hampshire, il a d’abord étudié la littérature anglaise et l’espagnol avant de tenter une carrière dans la musique. Au début des années 90 il revient dans sa ville natale après un passage de quelques années à Hollywood, et s’installe en tant qu’enseignant d’anglais dans l’université dont il est diplômé. Dans le même temps il enseigne l’espagnol dans une école locale. En 1996 il cesse ses activités d’enseignement pour se consacrer à l’écriture de son premier roman Forteresse digitale, publié en 1998, qui porte sur la cryptographie. Viennent ensuite Anges et Démons (le premier Robert Langdon) en 2000, Deception Point en 2001, puis le Da Vinci Code en 2003. Le succès est retentissant notamment à cause du côté sulfureux de la thèse soutenue sur les origines du Christianisme ainsi que la relation entre Marie Madeleine et Jésus Christ. Le roman est adapté au cinéma en 2006 avec Ron Howard à la réalisation, Tom Hanks, Ian McKellen et Audrey Tautou dans les rôles titres. En 2009, Dan Brown publie Le Symbole Perdu, un nouvel épisode de la série Robert Langdon, opus de moins bonne qualité que les précédents. C’est durant cette même année qu’est adapté au cinéma Anges et Démons, toujours avec Tom Hanks dans le rôle de Langdon. Si le projet de faire un film du Symbole perdu a été un moment d’actualité, il est finalement tombé à l’eau au profit de l’adaptation d’Inferno, publié en 2013 et dont la sortie en salle devrait avoir lieu en 2015.

Source : Libre adaptation de Wikipedia

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Le pitch

C’est l’une des plus grandioses œuvres de la littérature italienne, L’Enfer de Dante, qui est le fil conducteur de cette nouvelle aventure. En Italie, plongé dans une atmosphère aussi opaque que mystérieuse, le héros de Dan Brown, Robert Langdon, professeur de symbologie à Harvard va devoir affronter un adversaire diabolique sorti des limbes de l’Enfer et déchiffrer l’énigme la plus complexe de sa carrière. Elle le fait plonger dans un monde où l’art et la science de pointe tissent un écheveau qui exige de sa part toute son érudition et son courage pour le démêler. S’inspirant du poème épique de Dante, Langdon se lance dans une course contre la montre pour trouver des réponses et découvrir en traversant les Cercles de l’Enfer ceux qui détiennent la vérité… avant que le monde ne soit irrévocablement changé.

Source : Editions JC Lattès

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Mon avis

Et c’est reparti pour un tour ! Robert Langdon et une nouvelle acolyte féminine (on finit par se demander ce qu’il advient des précédentes …), Sienna Brooks, s’attaquent à une énigme mêlant le plus célèbre auteur italien de la Renaissance, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et un savant fou qui vénère les thèses eugénistes et le malthusianisme ( pour ceux qui ne seraient pas familiers des théories de Malthus ou de l’Eugénisme).

Le cocktail semble dans un premier temps assez invraisemblable, après tout Langdon n’est pas médecin, biochimiste, démographe, ou autre, il est historien de l’art … Pourtant la sauce prend, et on se laisse assez rapidement porter par cette promenade (agitée) dans les vestiges architecturaux et artistiques de la Renaissance italienne. On découvre tout un tas de chose et on ne peut s’empêcher d’aller voir les monuments, les toiles, les rues sur Internet pour renforcer une immersion plutôt réussie… dans un premier temps. Les deux premiers tiers du roman sont assez convaincants sur ce point, le dernier l’est moins, mais cela reste correct. Plus l’intrigue avance et moins l’on s’attarde sur l’environnement, mais c’est justement par cette immersion dans les arts que Langdon justifie sa place dans l’histoire. Or, plus on approche du dénouement et plus on se demande ce que notre héros fait là … Autant les précédents opus proposaient des environnements évidents pour un spécialiste des symboles autant celui-ci en est assez éloigné. De ce fait, la fin du livre est un peu décevante, Dan Brown essaye de trouver une utilité à son personnage, sans réussir à vraiment convaincre. C’est le seul point noir de l’ouvrage.

Cependant, il faut noter que l’intrigue en elle même et surtout sa mise en scène sont d’un excellent niveau. Certains mécanismes sont désormais des classiques de Dan Brown, mais il innove et le rendu final est, lui, très convaincant. L’épilogue en laissera quelques uns sur leur faim, mais plus l’on avance dans le roman et plus il semble inévitable. Reste à voir comment Dan Brown gérera les suites de cet événement dans son prochain roman.

On conclura avec un petit parallèle cinématographique, Dan Brown est à la littérature ce que les blockbusters hollywoodiens sont au cinéma. Cet Inferno n’échappe pas à la règle, à vous de voir si vous êtes le public qui convient. 😉

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Note indicative du rédacteur : 3,5/5

Lord_Akhen@ton