« Pain d’Alouette » est la suite naturelle de « L’Aigle sans orteils ».

En effet, après avoir raconté l’épopée du Tour de France dans « L’Aigle sans orteils », Christian Lax s’attaque ici à la fameuse course cycliste du Paris-Roubaix.

Et c’est toujours avec autant de talent qu’il allie sa passion qu’est le vélo et son métier (scénariste et dessinateur)

 

Pain d’Alouette se divise en 2 tomes : la première époque et la deuxième époque.

pain alouette tomes

Christian Lax, scénariste et dessinateur

La présentation de Christian Lax fait l’objet d’un autre article sur Nanook

 

Résumé

Première époque.

Avril 1919, dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quentin Ternois, ancien coureur cycliste, emmène son neveu Élie découvrir la fameuse course cycliste de « Paris-Roubaix ». « L’Enfer du Nord » comme on la surnomme… Ceci en raison des paysages dévastés que celle-ci fait traverser : nous sommes au lendemain de la première guerre mondiale, rappelons-le. Les chemins sont défoncés, troués, éventrés par les obus, la végétation est rare, les maisons ne sont plus que des masses de gravats…

La souffrance et la persévérance de ces forçats du vélo forcent le respect du jeune Elie. Et pour lui, cette course sera une révélation.

Au même moment, dans un orphelinat du Sud-Ouest, une jeune fille est en proie à la brutalité du directeur. C’est Reine Fario, la fille d’Amédée (cf « l’Aigle sans orteils »).

Quatre ans plus tard, quand Camille Peyroulet, ingénieur en retraite de l’observatoire du pic du Midi, grand ami d’Amédée, apprend l’existence de Reine, il n’a qu’une idée en tête : retrouver Reine pour l’adopter. Mais ce ne sera pas une  mince affaire…

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Deuxième époque

Dans le Nord-Pas-de-Calais, Elie Ternois a maintenant 14 ans et il a pris sa décision : dès qu’il sera majeur, il sera coureur cycliste !

Pour l’heure, il doit encore obéir à son père, et descendre avec lui dans la mine à charbon mais celà ne l’empêche pas de s’entraîner, plus ou moins en cachette d’ailleurs… Mais toujours avec les précieux conseils de Quentin Ternois, son oncle, ancien coureur cycliste.

Dans le Sud-Ouest, Reine Fario, la fille d’Amédée (surnommé l’Aigle sans orteils), a finalement été adoptée par Camille Peyroulet, et a ainsi pu grandir dans l’affection et la tendresse de ses nouveaux parents.

À 14 ans, lorsque le Tour de France passe dans les Pyrénées, elle découvre l’univers du cyclisme et attrape elle aussi le virus. Bachelière, elle décide de faire l’école de journalisme à Lille. Non loin de Roubaix et de ses pavés… Ces pavés sur lesquels Élie se prépare activement pour la prochaine course…

pain alouette planche

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Mon avis

Après le succès de « L’Aigle sans orteils », « Pain d’Alouette » est la suite que tout le monde attendait avec impatience !

Comme à son habitude Christian Lax nous enchante par la beauté de ses dessins et la qualité de ses récits. Les tons gris-ocres rappellent à merveille les teintes de la poussière et de la boue des routes du Tour de France et de Paris-Roubaix.

L’Aigle sans orteils est un sublime récit de la condition humaine partagé entre les entrailles des mines du Nord et la noirceur d’un orphelinat du Sud-Ouest.

Cette bande-dessinée axée sur le cyclisme, est surtout l’occasion de parler de la vie d’hommes et de femmes à qui le vélo fait oublier la noirceur et la douleur du quotidien de la mine. Le cyclisme est un « prétexte » pour dépeindre toute une région mais aussi un pays laissé dévasté par la Première Guerre Mondiale.

 

A lire absolument !

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Certes « L’Aigle sans orteils » et « Pain d’Alouette » peuvent se lire séparément mais, avant de lire « Pain d’Alouette », je vous conseille quand même de bien relire « l’Aigle sans orteils », sinon certains détails vous échapperont et ce serait dommage.

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Retrouvez notre article sur « l’Aigle sans orteils »