Quand Larry Max se prend pour Indiana Jones, Nanook est là pour vous donner son avis ! Ce nouveau diptyque d’IR$ nous emmène de la Thaïlande, aux Etats Unis en passant par le Vietnam, le Laos, les Philippines ou la Chine. Profitez du voyage !
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Critique IRS Orient Express

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Titre : IR$ Cycle Orient Extrême de Desberg et Vrancken

Auteurs : Desberg (Scénario) et Vrancken (Dessins)

Genre : Thriller / Action /Aventure

Édition : Le Lombard

Date de parution : 2011 et 2012

ISBN :
9782803628193
9782803630622

Nombre de pages : 48 pages par tome.

Nombre de tomes: 2 (Tomes 13 et 14)

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Les auteurs:

Stephen Desberg (Scénariste)
Né à Bruxelles d’un père américain, il a toujours suivi avec attention l’actualité de son «autre pays», et a beaucoup réfléchi à la nature profonde des États-Unis. De ces réflexions sont nées des séries telles que I.R.$., Tosca, Black OP ou Rafales. Féru d’histoire, il délaisse volontiers le contemporain pour des siècles plus anciens, allant de la Rome Antique de Cassio au Far-West de L’Etoile du Désert , en passant par l’Italie du Scorpion. Mais toutes ses séries sont liées par cette volonté d’interroger la nature de l’homme, son besoin de croire, et sa capacité à utiliser le mythe (qu’il soit historique ou religieux) en tant qu’outil politique. Toujours pro-actif, il essaye également de faire évoluer le mode de conception des BD franco-belges, à travers l’ambitieux Empire USA, réalisé avec pas moins de cinq dessinateurs. C’est aussi le cas du spin-off d’I.R.$, I.R.$ All Watcher, que nous avions présenté ici, réalisé en collaboration avec quatre dessinateurs différents.

Bibliographie sélective : I.R.$., Tosca, Black OP, Le Scorpion, Cassio, Rafales et Sherman.

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Source : Editions Le Lombard

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Bernard Vrancken (Dessinateur)

Né en mai 1965 à Ixelles, Bernard Vrancken s’avère être très rapidement un dessinateur de talent. A 15 ans, il se place parmi les lauréats du concours organisé par l’Académie des Beaux-Arts, ce qui lui donne l’occasion d’approcher de grosses pointures de la BD, telles que Franquin ou Yvan Delporte. Dès 16 ans, il publie dans le journal « Tintin » quelques grandes épopées historiques.
Féru de travail, il crayonne, gomme, esquisse, progresse, recommence, et apprend. Les cours de Saint-Luc en Architecture ne l’inspirent guère. Il fréquente par contre régulièrement les cours d’Eddy Paape à l’Académie de Saint-Gilles.
Puis, au hasard d’un projet avorté, il rencontre Stephen Desberg qui va naturellement devenir son scénariste fétiche. Ils créeront ensemble une dizaine d’histoires courtes ou de nouvelles pour le magazine « A Suivre… », puis une saga romantique intitulée « Le Sang Noir » (Lombard), avant d’imaginer «I.R.$.» pour la collection Troisième Vague Lombard.

Source : Editions Le Lombard

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Le pitch:

Alors qu’il poursuit Phœnix, le meurtrier de son amour d’enfance, à Bangkok, Larry Max est intercepté par une famille mafieuse : les Ianfu. En menaçant de dénoncer Larry, preuves à l’appui, à la police locale et à ses supérieurs pour le meurtre de Phœnix dont ils s’est chargé, Maître Ianfu contraint notre héros à enquêter sur la mystérieuse disparition d’un trésor de la guerre du Pacifique : l’Or de Yamashita.

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Mon avis:

La série IR$ fonctionne sous forme de diptyque avec un fil rouge qui a plus ou moins prit fin lors du tome 12. Le cycle Orient Extrême amorce donc un nouveau fil rouge et s’attaque à une nouvelle intrigue. En l’occurrence, celle ci repose sur l’histoire de l’Asie du Sud Est, depuis Massacre de Nankin en 1937 jusqu’à la capitulation Japonaise en 1945. Le scénario laisse entendre que le viol de Nankin a été prémédité par certains militaires japonais qui souhaitaient prendre le contrôle des richesses détenues par les familles mafieuses de la ville. Ce butin aurait ensuite voyagé à travers l’Asie tachant d’éviter les zones de conflits avant de disparaître lors du déploiement de l’armée américaine dans la région.

Une fois encore, Desberg utilise avec brio l’histoire en toile de fond de ses thrillers. Si l’intrigue relève bien entendu de la fiction, ce scénario très dense a l’immense mérite de faire connaître le sac de Nankin, peu connu France, tout en nous faisant voyager à travers l’extrême orient. L’enchainement avec le précédent fil rouge se fait naturellement et en douceur tandis que l’intrigue du diptyque – non sans rappeler celui sur l’argent des nazis qui avait ouvert la série – est vraiment palpitant. Le choix d’imposer une limite de temps au héros (10 jours), de le faire voyager, d’insérer plusieurs rebondissements ; tout cela permet de rythmer l’ensemble et évite au lecteur le poids d’un scénario très épais. Desberg maîtrise toujours parfaitement l’art du flashback et se permet même une utilisation novatrice de ceux-ci en introduisant dans le Tome 14 des flashbacks du Tome 13, créant ainsi un effet proche de ce que l’on peut trouver au cinéma ou dans les séries TV.
Côté dessin, Vrancken est égal à lui même, un dessin sobre et net, mais pas toujours régulier. Certaines scènes semblent être des photographies tant elles sont détaillées, tandis que d’autres sont bien plus légères. C’est là son seul défaut. Visuellement, les paysages sont impressionnants et le scénario permet des nouveautés (Larry mal rasé ! Larry sans son costume!). Vous conviendrez avec moi que réussir à se renouveler, continuer à faire découvrir des facettes d’un personnage sans le dénaturer, après 14 tomes reste un gage de qualité tant au niveau du scénario que du dessin.

Le duo Desberg / Vrancken continue donc cette série sur sa lancée avec autant de sérieux et d’adresse qu’il l’a fait jusque-là. Après la parenthèse All Watcher, quelque peu décevante, l’on retrouve Larry en grande forme, dans une aventure palpitante.

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Note indicative du rédacteur

4/5