A 23 ans, le slameur HDW est atteint d’hyperactivité. Après 4 années à sillonner les scènes ouvertes de Paris, Nantes, Offenburg et Québec, l’artiste sort « Lyricanthropy », un premier EP 6 titres mêlant le slam et le rock. Jeune mais prometteur.

 

HDW slam rock

 

Alexandre « HDW » Sepré n’aime pas suivre les sentiers battus et cela se ressent jusque dans son premier EP. Lyricanthropy se construit en effet comme un livre et tourne autour d’une thématique: le mythe du loup-garou. « Ticking clock : after sunset » l’annonce sans équivoque. Point d’excès cependant dans ce choix puisque le concept reste vraiment en arrière-fond et laisse place aux thèmes plus généraux des textes à savoir la folie, le racisme ou encore la misère. La musique gagnant en nervosité au fur et à mesure des morceaux, il convient d’évoquer le dernier, « Miss t’es rieuse », tirade de 3 minutes 52 avec guitare électrique, batterie, violon et…poésie.

 

HDW slam rock

 

Côté formation, les musiciens du poète urbain sont à peine plus âgés que lui mais font preuve d’un savoir-faire certain. Pas évident en effet de venir caler des mesures sur le slam, art oratoire obscur lancé dans les années 90 à Chicago et semblant ignorer un élément simple mais intègre à la musique, couramment appelé REFRAIN. Pas de panique toutefois puisque le tout s’orchestre bien et on se surprend à écouter les paroles avec autant d’intérêt que les mélodies.

 

Soyons honnêtes, le slam n’est pas votre tasse de thé et il est encore trop peu répandu pour inonder les playlists. Pourtant HDW possède un petit je-ne-sais-quoi qui pourrait l’appeler à être un des plus dignes représentants du genre dans le futur. Si son travail studio manque encore d’expérience, rien à redire sur sa maîtrise scénique pleine d’énergie. On a hâte d’entendre la suite.

 

 

– Deezer

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