Formés en juin 2008, The Rebels Of Tijuana proposent du rock n’roll vintage. Après un premier album ( « Where dis this trip go wrong ? » – 2010) et deux Ep ( « J’adore ce flic » – 2009 et  – « Un foutu Hippie » – 2011), ils sortent en février 2012 un second album « La Bourgeoise ». A cette occasion, nous revenons sur la création et l’enregistrement de cet album avec une interview du groupe pour notre webzine.

 

the rebels of tijuana la bourgeoise

 

Tout d’abord, félicitations pour ce nouvel album et cette belle évolution depuis notre interview précédente.
A cette époque, l’enregistrement « Where did this trip go wrong ? » sorti en 2010, avait été été un peu éprouvant...

Comment ça s’est passé cette fois-ci lors de l’écriture et de l’enregistrement de l’album « La bourgeoise » ?

C’est vrai que l’enregistrement de l’album précédent avait été difficile, nous en avons tiré leçon et nous nous sommes donnés cette fois ci les moyens de travailler plus sereinement.
Tout d’abord les prises de son se sont faites au studio FBI Prod à Annemasse, donc presque à la maison.
Nous nous sommes aussi donné plus de temps pour les prises, pour essayer divers arrangements ; j’espère que ça s’entend !

 

« La bourgeoise » surfe à nouveau sur la vague rock vintage, votre marque de fabrique.
Est-ce simple de rester créatif dans un mouvement musical appartenant plutôt au passé ?
Comment parvenez-vous à vous renouveler dans ce contexte ?

Je n’écoute que la musique que j’aime et finis toujours par aimer la musique que j’écoute. C’est ce cercle vicieux qui nous pousse inconsciemment à faire sonner notre musique un peu comme nos disques préférés. Certains s’amusent à énumérer les multiples influences que l’on peu déceler dans « La Bourgeoise », nous ne nous sommes pas donné cette peine. A force de jouer nos morceaux en live, ils ont trouvés leur forme définitive naturellement et c’est ce qui se passe encore pour tous les nouveaux titres que nous déniaisons sur scène en ce moment.

 

the rebels of tijuana la bourgeoise

 

J’ai eu l’occasion de lire pas mal de critiques élogieuses sur « La bourgeoise »…

Que ressentez-vous face à cette reconnaissance grandissante ?
N’avez-vous pas peur de prendre la grosse tête ? 😉

Bien sûr nous sommes toujours très émus de lire des critiques concernant notre musique. Si elles sont élogieuses, c’est sans doute que ceux qui n’aiment pas n’en parle pas. Quant à ceux qui en parlent, ils se forcent aussi parfois. En un mot, avant d’avoir la grosse tête, nous avons encore largement le temps de nous marrer sans nous prendre au sérieux.

 

Au delà de la musique, une autre agréable surprise sur « La bourgeoise » : l’artwork.

En tant que musiciens, est-ce important pour vous de garder un œil attentif sur le côté visuel ?
Ou préférez-vous vous consacrer totalement à la musique et déléguer cette partie ?

Nous avons eu la chance d’accueillir dans le groupe notre « Mr Tambourin man », Fred Csupor, qui joue aussi de l’objectif, du montage vidéo et toutes sortes de choses esthétiques. Nous lui devons beaucoup pour son travail sur les visuels, qui sont aussi importants que la musique qu’ils mettent en valeur.
Nous sommes de profonds amoureux du disque en temps qu’objet, alors que la musique s’écoute de plus en plus sur MP3, nous voulons que nos disques soient des objets assortis à nos foulards à pois.

 

the rebels of tijuana la bourgeoise

 

Par la suite, est-ce qu’il y a un groupe avec lequel vous rêveriez de faire une collaboration musicale ?
Si oui, lequel ?

Qu’est ce que c’est que cette question ? Tu cherches un groupe pour un projet twist-rock’n Roll ? Evidemment que nous aimerions jouer avec des tas de musiciens, du moment qu’ils supportent nos blagues débiles et notre alcool frelaté.
Il y a des volontaires ?

 

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Label : Echo orange
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