Découvrez les (més)aventures d’Alim le tanneur.

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Titre : Alim le Tanneur, Tome 1 : Le Secret des eaux.

Auteurs : Wilfried Lupano (Scénario) et Virginie Augustin (Dessins)

Genre : Aventure / Ésotérique

Édition : Delcourt

Date de parution : 2002 – 2009

ISBN : 978-2-84789-103-4

Nombre de pages : 48 pages par tome.

Nombre de tomes: 4 au total, série terminée

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Les auteurs:

Wilfried Lupano (Scénariste)

Wilfried Lupano est né le 26 septembre 1971. Après un Bac littéraire et une année de philosophie à la Sorbonne, il passe finalement une licence d’Anglais. La BD a toujours fait partie de sa vie, et ce depuis son enfance où ses parents en consommaient beaucoup. Cela lui a permis de s’immerger très jeune dans les techniques narratives et la construction de scénario inhérentes à la BD. Mais c’est surtout par une pratique assidue du jeu de rôle en tant que maître de jeu qu’il s’est forgé de réelles compétences en matière d’imaginaire et de narration. Il puise son inspiration dans les bars (puisqu’il tient maintenant Le Filochard à Toulouse) et autres lieux de vie nocturne. Ce sont pour lui de formidables laboratoires de la nature humaine, où la réalité dépasse bien souvent la fiction. Ses influences sont nombreuses et vont du cinéma, à la littérature classique et la science-fiction.

Source : Editions Delcourt

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Virginie Augustin (Dessinatrice)

Virginie Augustin est née en 1973 à Chatou. Elle a collaboré avec les studios Disney sur Tarzan et Hercule, ainsi que sur Witch et Chasseurs de Dragons pour France 3. Alors qu’elle travaille sur le long-métrage d’animation Corto Maltese, Wilfried Lupano lui propose une collaboration sur Alim le Tanneur. Mais, débordée, elle doit refuser. Une fois son travail sur Corto Maltese fini (soit deux ans plus tard !), elle contacte à son tour Lupano qui a toujours le projet d’Alim le Tanneur à lui proposer. Elle désire aujourd’hui continuer l’aventure de cette série, et a également un projet de dessin animé avec ce même scénariste.

Source: Editions Delcourt

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Le pitch:

Alim est tanneur, son métier consiste à « recycler » les corps sans vie des monstres marins que l’océan sacré vient déposer sur les plages de l’empire de Jesameth. Il vit avec son beau-père et sa fille, Bul, qui peine à comprendre qu’être une hors-caste lui impose des règles, toutes plus illogiques les unes que les autres à ses yeux d’enfant.

Il y a fort longtemps, alors que les divinités semblaient avoir abandonné les hommes aux créatures maléfiques qui hantaient l’empire, l’un d’eux, Jesameth, se lança seul dans la traversée de l’océan sacré pour rejoindre le domaine des dieux. La légende dit qu’il réussit et que les dieux, impressionnés par ce représentant d’une création qu’ils avaient alors oubliée, débarrassèrent l’empire du mal qui le rongeait et s’intéressèrent à nouveau au sort des hommes.

Seulement voilà, un soir, alors que tous les habitants de l’empire célèbrent la mémoire du prophète Jesameth, l’océan sacré va confier au plus modeste des hommes, le plus grand des secrets.

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Mon avis:

Recommandée par mon libraire, je n’avais jamais entendu parler de cette BD avant cet été. L’univers, présenté sans lourdeur dans ce premier tome, nous décrit une société qui s’inspire librement des mondes indiens et musulmans dans laquelle évolue un personnage qu’il serait bien difficile de ne pas trouver sympathique tant sa gentillesse et sa simplicité n’ont d’égales que les malheurs qui l’accablent. Ce sont là les deux plus grandes qualités du scénario.

Wilfrid Lupano réussit, fait désormais trop rare, à lancer une série sans nous faire un tome 1 « introduction-présentation » dans lequel on submerge le lecteur sous les caractéristiques du monde fictif où se déroule l’intrigue, repoussant au tome 2 les débuts réels de l’aventure. Autre qualité de ce scénario : le schéma narratif se déroule naturellement sans que l’on aperçoive les ficelles en permanence. Cela vous semble être le pré-requis indispensable à toute publication digne de ce nom ? Et pourtant … Ces dernières années, l’impression grandissante d’une baisse de qualité scénaristique n’a fait que se renforcer dans mon esprit de lecteur. Mais peut être est-ce dû à l’augmentation elle aussi grandissante du nombre de publications ?

Quoiqu’il en soit, cette histoire, qui fête ses dix ans cette année, n’a pas pris une ride et se savoure tout en émotions. Le dessin de Virginie Augustin colle parfaitement au scénario, simple et efficace. Si son style est très marqué par son passage dans le monde des dessins-animés (le personnage du pépé a un petit air de déjà-vu), il réussit sans anicroche à mettre en image les mésaventures d’Alim, cet homme attachant qui se retrouve, bien malgré lui, coincé entre une dangereuse vérité et des croyances immuables.

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Note indicative du rédacteur

3,5/5

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Lord_Akhen@ton