La capitale britannique accueille pour la troisième fois les Jeux Olympiques de l’ère moderne après 1908 et 1948.

L’obtention des Jeux

Après un lobbying totalement contraire à l’esprit sportif, c’est la ville de Londres qui est désignée ville hôte des 30èmes Jeux Olympiques d’été. En effet, pour organiser les JO, les britanniques ont prouvé qu’il ne suffisait pas d’un bon dossier pour l’emporter. On citera l’exemple du Premier Ministre Tony Blair qui recevait en 2005 dans une suite luxueuse d’un hôtel de Singapour certains membres du CIO indécis avant le vote final. On s’étonnera aussi du CIO qui attribue les Jeux 2012 et 2016 aux projets les plus dépensiers.

C’est donc en juillet 2005 que Londres remporte l’organisation de la 30ème Olympiade face à Paris, Madrid, New York et Moscou. C’est la première ville à organiser les JO d’été pour la troisième fois.

Tower Bridge et les anneaux olympiques

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Une organisation coûteuse mais durable

Le budget final de ces Jeux a comme à chaque fois lors des dernières olympiades été largement sous estimé puisqu’au final il a presque triplé par rapport au budget présenté initialement. Les londoniens apprécient la dette engendrée…

Cependant, l’organisation est une occasion extraordinaire de dynamiser l’économie du pays et de Londres en particulier en cette période de crise. Les jeux sont générateurs de milliers d’emplois notamment dans le BTP mais ce sont des emplois temporaires.

Le comité d’organisation londonien a choisi un projet de jeux durables avec des normes strictes de respect de l’environnement dans un quartier défavorisé de l’est de Londres. Le quartier de Stratford était auparavant une ancienne friche industrielle à l’abandon. L’arrivée des JO aura permis une totale refonte du quartier. Des immeubles délabrés et des usines désaffectées ont été rasés ; puis la terre polluée de métaux lourds a été recyclée à 80%. Ensuite, les différents matériaux nécessaires à la construction du village olympique et des diverses infrastructures sportives ont été apportés par péniche via les canaux qui bordent le quartier ce qui a évité l’utilisation massive de camions.

De plus, le stade olympique de 80 000 places sera réduit à 25 000 places après les jeux paralympiques grâce à un processus imaginé dès le départ. Les logements qui accueillent les milliers d’athlètes serviront de logement après les Jeux dont 40% de logements sociaux.

Le stade olympique de Londres

Enfin, le choix de Stratford est intéressant au niveau des infrastructures de transport puisque situé près de l’autoroute et d’un nœud ferroviaire reliant le quartier à 7mn du centre de Londres et à 45mn de l’Europe continentale grâce à l’Eurostar.

Et les athlètes français dans tout ça ?

La natation sera certainement un grand pourvoyeur de médailles. Au soir du dimanche 29 juillet, cette discipline avait déjà permis de remporter 2 médailles d’or avec Camille Muffat et le relais 4x100m messieurs. Le judoka Teddy Riner fait figure de favori dans la catégorie reine des + 100 kg avec ses 5 titres de champion du monde ; seul le titre olympique manque à son palmarès. En athlétisme, on pense à Christophe Lemaître sur 200m et à Renaud Lavillenie au saut à la perche. Le canoéiste Tony Estanguet voudra remporter un troisième titre olympique consécutif tout comme le vététiste Julien Absalon. En tennis, Jo-Wilfried Tsonga a une chance sur le gazon londonnien de finir sur le podium. Laëtitia Le Corguillé vice championne olympique de BMX fait partie des favorites pour la médaille d’or. Cette liste est loin d’être exhaustive et d’autres disciplines permettront de voir des français briller comme l’aviron, la lutte, l’escrime, la boxe ou la voile.

Les sports collectifs ne sont pas en reste avec le handball notamment. Les « experts » auront à cœur de conserver leur titre olympique acquis à Pékin il y a 4 ans. Les filles ont aussi de bonnes chance de finir sur le podium d’autant qu’elles ont commencé le tournoi de la meilleure des manières en battant la Norvège. En football féminin, l’équipe de France est tout à fait capable d’accrocher une place sur le podium grâce à des performances en constante progression ces dernières années.

Nikola Karabatic (handball)

La cérémonie d’ouverture

Le samedi 28 juillet, nous avons pu assister à un spectacle grandiose pour la cérémonie d’ouverture des 30ème Jeux Olympiques. En effet, Danny Boyle le metteur en scène du spectacle a retracé pendant plus de 3 heures l’histoire et la culture britannique en plusieurs tableaux tout aussi impressionnants les uns que les autres.

Le feu d’artifice illuminant le stade olympique.

Le spectacle débute par une immense prairie reconstituée au centre du stade olympique pour évoquer l’histoire britannique, puis s’enchainent les différents tableaux. C’est ainsi que le public a pu apprécier une reconstitution des œuvres majeures de la littérature enfantine britannique (Alice au pays des merveilles, Peter Pan, Harry Potter…).

Ensuite, Danny Boyle s’est attardé sur la musique britannique et c’est avec joie que les spectateurs ont ré-écouté des groupes mythiques tels que Pink Floyd, The Clash, Rolling Stones, les Beatles, Muse…

La cérémonie d’ouverture des JO ce sont 7500 bénévoles qui ont participé à 248 répétitions et 34 M€ de budget.

Espérons que ces deux semaines olympiques soient aussi belles que le fut cette magnifique cérémonie d’ouverture.