Place au chef-d’oeuvre : je ne connaissais que très peu ce groupe au nom incongru, et leur style Hard-FM formaté pour les radios ne m’avait que très peu convaincu. Mais le dernier album en date (The ghost you gave to me – fin 2011) est une véritable épopée de mélodies, d’émotions diverses et de musicalité recherchée dont je vous livre le détail.

 

Three The ghost you gave to me

 

D’entrée, le chant et sa guitare acoustique se posent là comme une intro magique à quelque chose de différent, je reconnais que le chanteur possède un timbre très particulier, un peu comme Neal Morse en plus aigu et qu’il faudra à certains un temps pour apprivoiser la voix de Joey Eppard.

 

« React » est un monument, avec un refrain entraînant et entêtant, le genre qui reste bien en tête (trop ?), suivi de « Sparrow » et son riff d’entrée très metal, que ne renierait pas les plus belles productions de Porcupine Tree. « High Times » ne déroge pas à la règle des refrains accrocheurs, toujours enveloppés de superbes mélodies de guitare et de chant qui vont très bien ensemble. « Numbers » surprend agréablement par une suite de riffs de guitare limite « Death Metal » avec un chant bien groovy et la tension retombe avec « One with the sun », petite ballade folk qui se transforme vite en plus progressif.

Le morceau-titre, transcende par sa technique du jeu de guitare, un moment assez furieux, presque jazzy sur le refrain accompagné d’un chant une fois de plus admirable… Tout au long de l’album, les soli sont inspirés, nous sommes emportés par le chant qui nous raconte une histoire de fantôme (Est-ce le narrateur ? Est-ce la femme qu’il aimait ?). Le jeu basse-batterie n’est pas en reste, il nous assène de parties admirablement bien ressenties qui nous font taper du pied et de la tête, même si les mesures ne sont pas toujours carrées (c’est du rock progressif, ne l’oublions pas !).

 

On continue l’étonnement avec « Pretty », chanson disco de qualité sur le refrain, refrain qu’on a envie de reprendre à tue-tête, sauf que la voix est assez haut perchée… « Afterglow » renoue avec le passé Hard-FM du groupe, tout en évitant le kitch et « It’s alive » nous achève avec du pur metal progressif et son refrain crié et désespéré. On pense de temps en temps au Genesis époque Peter Gabriel et à l’univers unique de Steve hackett en solo…. et ça fait un bien fou…

« Only child » nous balade encore sur une autre planète, relents hispanisants mid-tempo dansant avec sa basse aiguë et lancinante, se transformant peu à peu en une suite progressive bienvenue. Dommage que l’album se finisse avec cette ballade, « The Barrier » qui, à mon avis, est un flop total (ça n’engage que moi), vraiment en-dessous du niveau du reste de l’oeuvre…

 

Vous l’avez compris, j’ai adoré ce disque, il tourne en boucle depuis un certain temps et cela montre bien qu’un groupe peut à tout moment de sa carrière changer de style et multiplier ses horizons musicaux. Et ne vous fiez pas au côté glauque de la pochette (très bien réussie soit-dit en passant), la musique est beaucoup plus positive et lumineuse. Rien que pour tout cela, chapeau messieurs ! Et j’espère que le prochain sera encore plus alléchant.

 

Pour réagir à cet article, rendez-vous sur notre forum musique