Le Cinquième Evangile Tome 1Le Cinquième Evangile Tome 2

Titre : Le Cinquième Évangile
Auteurs :
Jean Luc Istin (Scénario) et Thimothée Montaigne (Dessins)
Genre :
Aventure / Historique / Ésotérique
Édition :
Soleil
Date de parution :
2008 – Aujourd’hui
ISBN :

978-2-30200-217-3

978-2-30200-890-8


Nombre de pages :
46 pages par tome.

Nombre de tomes: 2

Les auteurs:

Jean-Luc Istin, Scénariste

Jean-Luc Istin nait le 1 août 1970 à Pontivy dans le Morbihan. En novembre 1997, sa première publication en tant que scénariste-dessinateur se fait au sein d’un collectif « BD-Clip » édité par Zone créative. Il crée alors 4 pages. En 1999, il s’implique en tant qu’auteur et directeur de collection chez Nucléa. C’est à cette époque qu’il crée « Merlin » dessiné par Eric Lambert et « Aleph » avec DIM-D. Il décide de travailler ensuite pour les éditions Soleil où il reprend la série « Merlin », et écrit alors « Le Seigneur D’ombre » que dessine Dim-D. Jean-Luc Istin dessine également « Les Brumes d’Asceltis » sur un scénario de Nicolas Jarry. De son intérêt et de son attachement pour la Bretagne, il a l’idée de créer un collectif de contes bretons qu’il baptise « Les Contes du Korrigan ». Pour cela il fait appel à son ami Erwan Lebreton qui prend en charge le scénario. Suite au succès de cette série, Jean-Luc Istin va imaginer une collection Soleil Celtic qu’il propose à Mourad Boudjellal (Le Fondateur/Directeur des éditions Soleil). Ce dernier accepte et c’est le début d’une aventure qui regroupe aujourd’hui pas moins de 17 titres.
Dans cette collection, il est également parfois auteur comme pour « Le Sang du Dragon », « Les Contes de l’Ankou », « Les Druides », « Le Grimoire de Féérie », « Merlin, la Quête de l’Épée ».
Jean-Luc Istin est aujourd’hui un auteur à multiples casquettes dont les séries se poursuivent.

Source, Éditions Soleil

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Thimothée Montaigne, Dessinateur

Né le 14 juillet 1982 à Roubaix. Il témoigne très jeune d’un grand intérêt pour le dessin. Il intègre par la suite l’institut Saint Luc de Tournai puis se spécialise dans les arts narratifs à l’école Pivaut de Nantes.
Il est repéré par les éditions Soleil à la fin de son cursus scolaire. Avant de débuter le Cinquième Évangile avec Jean-Luc Istin, il assiste Mathieu Lauffray à la préparation des couleurs de Long John Silver (Dargaud). Cette rencontre sera déterminante sur sa vision de la bande dessinée.

Source, Éditions Soleil

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Le pitch:

1174, en Terre-Sainte, treize jeunes musulmanes sont portées disparues. Toutes ont en commun un tatouage sur l’avant bras droit : une Main de Fatima. Au même moment, Milon de Plancy, régent du Royaume de Jérusalem est assassiné. Ces deux affaires sont-elles liées ? Pourquoi Saladin s’y intéresse-t-il tant ? Qui sont les mystérieux assassins du régent ? L’archevêque Guillaume de Tyr, historien et précepteur de Baudouin IV le Lépreux, roi de Jérusalem, va conduire l’enquête sur fond d’instabilité politique. C’est ainsi que débute ce thriller historique et ésotérique sous la plume acérée de Jean-Luc Istin.

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Mon avis:

Jean-Luc Istin est un auteur qui tient une place importante dans ma bédéthèque. Habile dans le détournement fantastique des traditions et légendes celtiques, il a désormais prouvé qu’il l’est tout autant avec les traditions religieuses. Je dois bien reconnaître qu’à première vue, le titre m’a fait tiquer. La filiation avec le cultissime  Troisième Testament ( de Dorison et Alice  ) est évidente et visiblement assumée. Fort heureusement nous sommes là à un niveau de qualité similaire dans l’écriture comme dans la réalisation. D’ailleurs le personnage de Guillaume de Tyr, par Montaigne, est très proche visuellement de celui de Conrad de Marbourg sous le crayon d’Alice. Malgré les deux siècles qui les séparent, les deux personnages sont très proches : tous deux érudits, maniant le verbe comme l’épée et tous deux clercs, ils se retrouvent l’un comme l’autre détournés au profit d’intrigues ésotériques de qualité. Le scénario reprend les codes contemporain de l’enquête qu’il transpose dans le décor historique mouvementé de la Terre Sainte du XII ème siècle, ce qui est assez original, mais aussi rassurant pour le lecteur. Cependant certaines ficelles sont parfois un peu grosses et ces mécanismes contemporains surgissent à une ou deux reprises de nulle part.

L’on aurait également apprécié un temps de présence dans les planches plus équilibré entre les trois éléments majeurs de l’histoire (les enlèvements, l’assassinat et l’évangile). Hormis ces deux petites critiques, et un anachronisme (Nous sommes en 1174 et Saladin fait allusion au Concile de Trente qui s’est tenu au XVIème siècle … soit 400 ans plus tard ^^’), le scénario est une réussite.

Visuellement, Montaigne signe un sans-faute. S’il n’est pas forcément original, son dessin est réussi et très proche de grands noms de la BD comme celui d’Alex Alice (Siegfried, Le Troisième Testament). Certains effets sont vraiment immersifs notamment la pluie sur la couverture du premier tome ou encore la gestion des ombres et de la lumière (présence de scènes en contrejour ainsi que de crépuscules).

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Notes indicatives du rédacteur

Tome 1: 4/5

Tome 2: 3,5/5

Lord_Akhen@ton