Film de Clint Eastwood.

Avec : Léonardo Di Caprio, Naomi Watts, Armie Hammer

Sorti en janvier 2012

Clint Eastwood avec plus de vingt quatre films à son actif en tant que réalisateur, revient avec J.Edgar. Un biopic (film biographique) retraçant la vie d’une grande figure du FBI : John Edgar Hoover.

j edgar affiche

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Synopsis :

Arrivé à la fin de sa vie J.Edgar se remémore le cheminement de sa carrière avec notamment la création du bureau fédéral des investigations (FBI), institution qui était censée contrer les Bolchéviks.Soutenu tout au long de sa carrière par sa secrétaire, Helen Gandy et par son bras droit Clyde Tolson, il décide d’engager des agents pour écrire ses mémoires.

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Analyse :

Un film réalisé dans un esprit de pur classicisme. Effectivement, nous sommes loin des effets spéciaux des films hollywoodiens et de leur rythme effréné. Léonardo Di Caprio dans la peau de J.Edgar, tient parfaitement bien le rôle. Avec toute son arrogance et sa détermination, il réussi à nous convaincre. Son maquillage censé le vieillir est un peu maladroit mais c’est l’interprétation de l’acteur qui rattrape cet « effet spécial ».

Ce film n’est porteur d’aucun message, il raconte uniquement des faits historiques vu par l’oeil d’un réalisateur, et pas des moindres, Clint Eastwood. A noter que le scénario est de la plume de Dustin Lance Black, qui a également écrit Harvey Milk.

En tant que spectateur, on suit le cheminement de J.Edgar, rythmé par les flashbacks mais qui ne nous permettent pourtant pas de pénétrer facilement cet univers si particulier. On reste un simple spectateur de faits historiques. Et on a le choix devant ce film de s’ennuyer ou de s’intéresser à celui-ci.

Il faut avouer que la performance des acteurs sauve un peu le film. On retrouve notamment Judith Dench qui interprète la mère de J.Edgar. Une femme qui s’inscrit dans les valeurs traditionnelles et qui a eu un immense impact sur la carrière et la vie privée de son fils. Naomi Watts, en secrétaire de J. Edgar joue l’un de ses pilliers avec Clyde Tolson, son bras droit, qui n’est autre que Armie Hammer . Malheureusement le maquillage est parfois un peu maladroit et le rythme du film semble ralentir de plus en plus à chaque séquence. Objectivement, tous les ingrédients sont réunis pour faire un bon film, mais en tant que spectateur adepte des derniers films de Clint Eastwood, on peut en ressortir frustré.

Un personnage à la frontière du bien et du mal, la question du héros, sont des thématiques similaires à ces dernières réalisations. Mais, J.Edgar, malgré la ressemblance avec ses derniers films, manque de sensibilité. J.Edgar, un homme frustré, qui s’enfonce dans cette frustration sans laisser paraître aucune émotion. Il n’y a pas de revers ou de changement de comportement, jusqu’à la fin son arrogance dominera.

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Article rédigé par Black Mamba