Aya de Yopougon, c’est l’histoire de trois adolescentes ivoiriennes dans les années 70. Racontée avec une voix et un humour inédits, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie nous présentent une Afrique loin des clichés, de la guerre et de la famine. Les auteurs connaissent bien la Côte d’Ivoire puisque Marguerite Abouet en est originaire et que Clément Oubrerie y voyage régulièrement. A noter que la BD est publiée aux éditions Gallimard, dans la collection Bayou, dirigée par un certain Joan Sfar…

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– Marguerite Abouet, la scénariste

Marguerite Abouet Marguerite Abouet est née en 1971 à Abidjan en Côte d’Ivoire. A l’adolescence, elle est envoyée à Paris par ses parents pour suivre de longues études. Ces dernières seront moins longues que prévues mais elle va ensuite enchainer les petits boulots aussi divers que variés : de nounou à opératrice de saisie, en passant par serveuse… Après une carrière d’ assistante juridique dans un cabinet d’avocats, elle décide de se consacrer entièrement à l’écriture.
Mais pendant toutes ces années, Marguerite Abouet avait déjà une âme d’écrivain puisqu’elle a écrit des romans qu’elle n’a jamais fait lire à aucun éditeur. « Aya de Yopougon » est la première histoire qu’elle a écrit pour la bande dessinée.
Aujourd’hui, elle vit en Seine Saint Denis et, en plus de l’écriture, elle travaille aussi beaucoup pour l’association « des livres pour tous », qu’elle a fondé dans le but de rendre le livre plus accessible aux enfants africains.

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– Clément Oubrerie, le dessinateur

Clément OubrerieClément Oubrerie est né en 1966 à Paris. Il est à la fois scénariste et dessinateur, même si pour « Aya de Yopougon » il ne fait « que » les dessins (et c’est déjà pas mal !).
Après le bac, il entame des études d’art à l’école Penninghen (école supérieure de design, d’art graphique et d’architecture intérieure). Etudes qu’il interrompt pour partir aux Etats-Unis. Il y passe deux années et y exerce toutes sortes de métiers. Sans papiers, il fait un tour par la case prison au Nouveau-Mexique. De retour en France, il devient infographiste de presse tout en illustrant des ouvrages pour la jeunesse. Puis, il cofonde « La Station », un studio d’animation. Clément Oubrerie est également cofondateur d’Autochenille Production, qui a adapté au cinéma « Le Chat du Rabbin » de Joann Sfar. Se prépare également l’adaptation d’Aya de Yopougon…
Notre dessinateur trouve aussi le temps de jouer de la batterie avec un groupe de funk et de voyager, notamment en Côte d’Ivoire.

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– Résumé  :

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Aya de Yopougon tome 1

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Tome 1 (sorti en octobre 2005)

Côte d’Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Elle aimerait devenir médecin, alors elle a à coeur de bien apprendre ses leçons. Quant à ses copines, Adjoua et Bintou, elles font plus adolescentes écervelées et ne pensent qu’à draguer au « ça va chauffer ». Pour elles, la réussite consiste à trouver un homme qui a de l’argent…
Dans ce premier tome, ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter…

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Aya de Yopougon tome 2

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Tome 2 (sorti en septembre 2006)

De nouveaux problèmes animent le quartier de Yopougon, à Abidjan. Les Sissoko refusent de croire que leur fils Moussa est le père du bébé d’Adjoua. Cette dernière se retrouve toute seule pour s’occuper de son fils et profite -un peu trop- des talents de nounou d’Aya. Bintou, elle, est tombée amoureuse d’un Parisien en vacances et n’a plus de temps à consacrer à ses amies.
Mais bientôt les filles n’ont plus qu’une idée en tête : se préparer pour le grand concours de Miss Yopougon… »

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Aya de Yopougon tome 3

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Tome 3 (sorti en octobre 2007)

Le grand jour de l’élection de Miss Yopougon est arrivé et la tension est à son comble. Chacune des filles s’affaire à être la plus belle. On les retrouve chez Innocent, le coiffeur, où tout l’excitation est à son comble en attendant la fameuse soirée !
A côté de ça, Ignace, le père d’Aya, il se bat pour sauver son mariage, car sa femme ne se fait pas à l’idée de partager sa vie avec sa maîtresse et les deux enfants qu’il a eu avec elle.
Quant au père de Bintou, il veut prendre une deuxième épouse qui a l’âge de sa fille…

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Aya de Yopougon tome 4.

Tome 4 (sorti en novembre 2008)

« Nous arrivons à Paris Roissy-Charles de Gaulle. Il est 6h30 du matin et il fait 12°C. Merci d’avoir choisi Air Afrique », c’est sur ces mots que Innocent, le coiffeur de Yop’ City, débarque à Paris. Parti tenter sa chance en France, le coiffeur branché de Yopougon sera vite confronté à de nombreuses difficultés.
A 6000 km de là, sous le soleil d’Abidjan, Aya est harcelée par un professeur de biologie qui tente de mettre en pratique les cours sur la reproduction…

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Aya de Yopougon tome 5

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Tome 5 (sorti en novembre 2009)

Aya, en suivant la femme de son professeur de biologie un brin pervers, la voit accompagnée de Mamadou, qui est le père de Bobby, le fils d’Adjoua.
Et en France, Innocent tente tant bien que mal de percer dans un Paris où l’on a pas le droit de chasser le pigeon pour préparer le dîner… La vie est dure, mais toujours aussi mouvementée pour les habitants de Yop’ City.

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Aya de Yopougon tome 6.

Tome 6 (sorti en novembre 2010)

À Yopougon, comme à Paris, les histoires se dénouent, les vérités éclatent et chacun va devoir faire face à son destin. À commencer par Aya, qui a toujours un compte à régler avec son professeur de biologie. Mais toutes les vérités sont-elles bonnes à dire et les histoires toutes réglées ?
Le sixième et dernier volume des aventures de Aya…

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« Aya de Yopougon » a obtenu le prix du Premier Album au festival d’Angoulême 2006.

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– L’avis de Laetitia56

Voilà une série en 6 tomes que je vous conseille vivement. Aya de Yopougon est un régal tant au niveau des dialogues que des illustrations. Cette BD est fraiche et pétillante malgré tous les soucis que peuvent avoir nos personnages.
On plonge vraiment au coeur de la Côte d’Ivoire avec des expressions typiques. Au niveau du dessin, les couleurs sont pétillantes et collent bien à l’image chaleureuse que l’on a de l’Afrique.
Bref, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie nous transportent sans problème à Yop’ City !

Le point fort de cette série est certainement l’humour subtil du scénario. Enfin une BD qui ne prend pas l’Afrique en pitié ! En effet, on évoque souvent l’Afrique pour parler des problèmes politiques, économiques et sociaux. La scénariste a souhaité montrer que, malgré les difficultés quotidiennes, beaucoup d’Africains vivent et aiment comme les Européens.

A côté de cette légèreté des thèmes sérieux et d’actualités comme l’homosexualité, la contraception ou encore la polygamie sont abordés.

A noter le traditionnel bonus à la fin de chaque tome : un petit lexique du langage ivoirien pour mieux suivre l’histoire et apprendre de nouveaux mots, des recettes ivoiriennes (le kédjénou de poulet par exemple), des astuces pour attacher son bébé dans le dos, le porté du pagne, quelques confessions d’Aya et de son auteure… Bref, un petit plus qui ajoute un charme à chacun des tomes d’ « Aya de Yopougon »

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