La licorne

Titre : La Licorne
Auteurs : Mathieu Gabella (Scénario) et Anthony Jean (Dessins)
Genre : Aventure / Thriller / Fantastique
Édition : Delcourt
Date de parution : 2006 – Aujourd’hui
ISBN :978-2-7560-0415-0,-0599-7 et -1270-4
Nombre de pages : 46 pages par tome.
Nombre de tomes : 3
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Mathieu Gabella, Scénariste

Matthieu GabellaMathieu Gabella est né le 29 Juillet 1976 à Rouen, en Normandie. Il considère la BD comme un moyen de raconter des histoires, de voyager et s’évader. Il trouve son inspiration dans le fantastique au sens large, l’Histoire, les sciences, le cinéma. (…) Il développe actuellement un scénario fantastique pour long-métrage, et a déjà écrit deux scénarios de court-métrages, pour lesquels il cherche un financement. Son rêve : devenir réalisateur ou scénariste de cinéma, mais sans toutefois arrêter de faire de la BD ! La preuve : sa dernière série La Licorne, un thriller ésotérique palpitant débuté en Octobre 2006.

Source, Éditions Delcourt :
http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/auteurs/gabella_mathieu

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– Anthony Jean, Dessinateur

Anthony Jean est né à Puyricard, dans les Bouches du Rhône, le 5 Octobre 1982.Ce jeune homme, bien qu’empreint d’une fibre artistique certaine dès son plus jeune âge, il ne lâche pas ses crayons, rêve avant tout de devenir ingénieur aéronautique. Pour ce faire il choisit d’intégrer la filière scientifique, mais sur les bancs de l’école, il s’ennuie très vite et passe la majeure partie de son temps à dessiner en marge de ses cahiers.
Anthony décide alors de franchir un pas, il souhaite devenir dessinateur et pour se faire, intègre une célèbre école lyonnaise, qui lui dispense une formation aux métiers de la bande dessinée, de l’illustration, du dessin animé et de l’infographie. Grâce à ses cours, il découvre les richesses cachées du 9e Art. Lui, qui jusque là ne connaissait que quelques grands classiques tels Astérix, Gaston et Tintin, a le coup de foudre pour l’ « école américaine ». Il se forge de nouvelles références : Les productions Mac Farlane, Spawn et Sam and Twitch, Mike Mignola, Bill Sienkewicz. Il admire également le travail de Toppi et Guarnido, et trouve l’inspiration dans l’œuvre de peintres très différents, tels Klimt, Dali, Turner ou Rembrandt.
C’est durant sa dernière année d’étude qu’il rencontre Mathieu Gabella et que démarre ainsi une collaboration faite d’exigence, de rigueur et d’ouverture d’esprit. Le premier volume de La Licorne, sa première BD, voit ainsi le jour en Octobre 2006.

Source, Éditions Delcourt :
http://www.editions-delcourt.fr/catalogue/auteurs/jean_anthony

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– Le pitch :

Paris, 1565. Alors que de célèbres médecins sont retrouvés morts dans d’horribles circonstances, le chirurgien royal Ambroise Paré, précurseur de la médecine moderne, mène l’enquête pour tenter de découvrir ce qui se cache derrière ces meurtres que la toute puissante faculté de médecine cherche à étouffer. Très rapidement, il va découvrir qu’il semble être le prochain sur la liste des mystérieux assassins. Mais dans l’ombre sont tapis des êtres qui veillent sur lui, des êtres dont tout le monde a déjà entendu parlé, mais dont personne ne soupçonnait l’existence.

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– L’ avis de Lord_Akhen@ton :

Découverte par hasard, au fond d’un bac chez mon libraire, alors que je cherchais désespérément un tome de Largo Winch, la Licorne est assurément une des meilleures séries de BD qu’il m’ait été donné de lire durant l’année écoulée.
Le scénario est majestueux, original, juste, proche de la perfection. La recette ? Faire d’une révolution scientifique, le passage du galienisme (médecine basée sur la théorie des fluides édictée par Galien durant l’Antiquité) à la médecine moderne (basée sur l’observation du fonctionnement du corps et notamment sur la dissection humaine), la base d’une intrigue fantastique … c’était osé. Mais le pari est tenu, et même remporté avec brio.
Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus sans prendre le risque de vous en dire trop et de vous gâcher le plaisir, je m’abstiendrai donc.
La Licorne utilise des personnages historiques sous l’éclairage de la fantasy et le scénariste le fait avec sérieux. S’attaquer à un tel sujet a dû nécessiter un travail documentaire colossal que je me permets ici de saluer. On connaissait le très classique style médiéval-fantastique, on connaissait le XIX ème-fantastique avec l’époque victorienne et ses personnages hauts en couleur, Gabella nous emmène ici dans le Renaissance-Fantastique. Le Grand siècle, comme le nomment les historiens, a longtemps été délaissé par les scénaristes de genre fantastique, Gabella nous prouve ici que l’on peut associer les deux dans une alchimie parfaitement maitrisée. Coté dessin rien à redire, Anthony Jean est assurément un jeune artiste très prometteur, j’adore son style et ses influences, c’est d’ailleurs la première chose qui a attiré mon regard et m’a poussé à ouvrir le premier tome.
Je vous conseille d’en faire autant car ce voyage, de la France à l’Italie, mêlant médecine, intrigues, fantastique et autres courses poursuites dans Venise à bord des machines volantes de Léonard de Vinci a de grandes chances vous tenir en haleine jusqu’au bout … du premier cycle qui se termine à la fin du troisième tome tout en amorçant les prémices du second.

Note indicative du rédacteur
4/5

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(Article de Lord_Akhen@ton)

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