Suite de l’interview du groupe The Rebels of Tijuana (rock vintage), avec plus de précisions sur leur 1er album « Where did this trip go wrong ? » sorti en 2010, ainsi que les influences musicales du groupe.

 

The Rebels of Tijuana Album Where did this trip go wrong ?

 

–  Parlez-nous un peu plus de votre 1er album « Where did this trip go wrong ? »
Alex (chanteur) : Une anomalie peut-être ? Non, juste le résultat de deux ans où l’ambiance du premier line up n’a pas toujours été au beau fixe. On a fait les choses sans réfléchir. On a mis des morceaux qu’on jouait en live depuis l’origine du groupe. Une conclusion de ces deux ans où on a passé beaucoup de temps ensemble sur la route pour le pire et pour le meilleur. Au final, on est content de ce premier album même si on ne joue plus que deux morceaux du disque en live.

 

–  Comment définiriez-vous cet album ?
Alex : Très sombre, à la fois vieux et moderne…

 

–  Dans quel contexte ce disque été créé ? Des anecdotes sur certaines chansons ?
Alex : Une semaine dans un super studio analogique. L’ingé son Chris Hierro nous a beaucoup aidé. C’était super crevant, un peu la lutte armée par moment et j’étais vraiment content que ça se termine. Malade. Au bout du rouleau. Il s’est fait dans la douleur également à cause de l’ambiance entre nous. Le guitariste qui joue sur ce disque a d’ailleurs quitté le groupe deux mois après.
Les chansons, du moins certaines, sont truffées de références. Sur le pont de Sweet Black Angie, on a mis des cris tirés d’une scène de torture du film James Bond (Live and let die). Toujours sur le même morceau, on a rajouté sur la fin un passage très politique du festival black Wattstax. Un petit passage de Clint Eastwood sur l’intro de Dirty Country. Après d’une manière générale, les textes surtout en anglais sont secondaires. Notre musique est, je pense, le fruit d’une digestion sans fin de la musique que l’on écoute. Et en 6 jours, l’affaire était bouclée… Ouf ! Pas mon meilleur souvenir de studio.

 

–  Le prochain album sera-t-il en français ou en anglais ?
Alex : On vient d’enregistrer un nouveau EP tout en français qui sortira en mars, et on projette d’enregistrer fin 2011 un album où l’on mélangera les deux langues. On a des morceaux qui s’y prêtent beaucoup plus.

 

–  Quelles sont vos influences musicales ?
Alex : Des trucs inconnus genre Beatles, Stones, Neil Young, Paul weller.

 

–  Si ce n’est pas dans la musique, où trouvez-vous vos autres sources d’inspiration ?
Alex : Le football et le journalisme gonzo en ce qui me concerne qui sont très liés au rock. Hunter Thompson, Madonna… même combat que Keith Richard non ?

 

The Rebels of Tijuana groupe

 

–  Qu’est-ce qui vous fait avancer ?
Alex : L’achat irresponsable de tonnes de disques sur le net et de temps en temps une super guitare. Dernier meurtre en date : une rickenbacker 360 douze cordes… la classe ultime.

 

–  A chacun des membres du groupe : si vous ne deviez gardez qu’un seul disque, lequel ce serait ?
Alex : L’album blanc des Beatles, Exile on main street des Stones ou Bertrand Burgalat Meets A.S Dragon qui est le disque de ma génération qui m’a vraiment marqué. Allez, je coupe tout ça en dix, je choisis un single : Fire brigade de The Move, une chanson pour la vie.
Long (le batteur) : un King Crimson, un Gainsbourg, c’est la merde je ne sais pas.
Olive (le claviériste) : Je ne suis pas certain qu’une réponse honnête à une question aussi exclusive alimente l’image garage des Rebels, mais je me risque à avancer Foxtrot de Genesis en 1973 pour mon disque de référence.
Julien (le bassiste) : After The Gold Rush de Neil Young (1970).
Jules (le banjo hero) : Question difficile ! Bien que je n’aie pas une grande connaissance musicale, je pense que je garderais The Velvet Underground & Nico (1967) rien que pour des magnifiques titres comme Sunday Morning ou Heroin et pour la superbe pochette.

 

–  Même question pour tous les membres du groupe, mais à l’envers : si vous deviez jeter (ou brûler carrément) un disque, lequel ce serait ?
Alex : Un Rod Stewart 80’s, il a fait des trucs tellement bons dans les 60’s 70’s que ça parait hallucinant.
Long (le batteur) : c’est encore plus la merde… Un Carlos ?
Olive (claviériste) : Un disque à jeter serait Endless Wire, le dernier album des Who, lamentable point final à une discographie si riche.
Julien (bassiste) : Rubber Soul (The Beatles)… Je le brûlerais comme les Américains l’ont fait en 1966 après que John Lennon ait déclaré que les Beatles étaient plus populaires que Jésus. Je le brûlerais pour le racheter encore et encore.
Jules (banjo hero) : Je brûlerais sûrement Dure Limite (1982) de Téléphone.

 

–  Quel est votre dernier coup de coeur ?
Alex : Le dernier Mavis Staple produit par le chanteur de Wilco, un gospel fantastique. Les Black Angels ou le dernier Belle and Sebastian. Le premier album des français de Da Brasilians. Que de super disques !

 

–  Et pour finir cette interview : qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?
Alex : Plein de disques, d’amour, de concerts et de bons moments.

 

 

The Rebels of Tijuana groupe

 

Découvrez leur musique :
–  Myspace : http://www.myspace.com/therebelsoftijuana

–  Début de l’interview du groupe The Rebels of Tijuana (Interview 1/2)



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