The Rebels of Tijuana : une musique l’ancienne, yéyé (du moins pour le 1er EP), du rock vintage… pour une bonne dose d’énergie et de fraîcheur rock n’roll ! Rencontre avec ce groupe pour en savoir plus sur leur musique.

 

The Rebels of Tijuana groupe

 

–  Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Dites-nous tout
Alex (chanteur) : On est basé en Haute-Savoie à la frontière suisse. Deux d’entre nous, Antony et moi étions avant sur Lyon. On a joué dans divers groupes pop tels que A*Song ou Fireball F.C. On est d’ailleurs toujours très lié à la scène lyonnaise via l’association label Echo Orange à laquelle nous appartenons avec les rebels. Olive vient du prog et du traditionnel ses premiers amours. Julien avait son groupe garage Magic Bus, sorte de Jefferson Airplane savoyard. Et Jules, du haut de ses 17 ans, a déjà une bonne expérience de groupe … et de groupies. A part ça, nous sommes des mecs assez tranquilles, qui ont d’énormes ressources pour faire des blagues sur les mères, le tout saupoudré de culture rock.

 

–  Quelle est l’origine du nom du groupe The Rebels of Tijuana ?
Alex : Une envie pressante de côte ouest américaine. Un mythe pour nous. Fasciné Par Buffalo Springfield, The Byrds, Canned Heat, Manassas et beaucoup de folk rock psyché californien, c’est venu tout seul. Tijuana, les brigands et tout le bordel. Aujourd’hui, il s’est imposé naturellement, et avec ce nom on a du coup un côté unique au monde comme le petit prince et ses histoires de moutons.

 

–  Comment définissez-vous votre style musical ?
Alex : Rock au sens classique du terme. Pour les programmateurs et autres, on est classé dans les sixties beat, la heavy soul, le french beat, le yéyé, enfin c’est le bordel.

 

 

The Rebels of Tijuana J’adore ce flic EP

 

 

–  A l’écoute de l’EP « J’adore ce flic », on a envie de vous poser cette question : êtes-vous nostalgiques des années 60 et 70 ?
Alex : Non tu crois ? Comment t’as deviné ? Nostalgiques… je ne crois pas mais disons qu’on se nourrit énormément de ces années-là, de la musique surf au punk 77 en passant le folk babe, le prog beaucoup de soul, de jazz et de bonnes choses. L’esthétique à tous les niveaux sans être monomaniaque. Et puis ça permet de rêver et d’idéaliser. Nous avons aussi notre propre définition des sixties. Une époque de création énorme avec des tonnes de joyaux que l’on découvre encore tous les jours et un son qui n’a pas d’équivalent. Les premiers trucs que j’ai écouté dans les 90’s quand j’étais ado ont été Kula Shaker, Ride, Supergrass. Et je trouvais ça super vintage alors que la vérité s’était passée 20 ans plutôt. J’ai découvert les Small Faces, un groupe qui me fascine, via un tribute fait dans les 90’s par des groupes anglais de l’époque. J’avais 16-17 ans. Une claque. The Who : « Live At Leeds » : première énorme défonce grâce aux interviews des frères Gallagher qui les citaient. Bref, plein de connexions comme ça. Aujourd’hui, tout se mélange et le mélange moderne et rétro est assez génial. Si on prend des groupes comme Air ou MGMT, l’alchimie des époques est parfaite. Je suis content d’être en 2010.

 

–  Un EP en français suivi d’un 1er album mais en anglais cette fois-ci : pourquoi ce choix ?
Alex : Parce que l’on s’en branle et on aime plein de choses dans le rock. Peut-être un jour un disque de soul ou de kraut rock, de l’espagnol, de l’allemand… why not ? Pour l’instant, je chante mais on ne sait jamais… au détour d’une rue, une rencontre, un chinois un polonais ayant une bonne gueule … et c’est parti. La formation a un peu changé et le style aussi. Les prochains disques risquent d’être différents, plus dans une lignée des Stones, Byrds, Flamin’ Groovies. Donc voilà. Rester libre. On se finance tout seul et c’est finalement un grand luxe.

 

 

The Rebels of Tijuana groupe

 

–  Suite et fin de l’interview du groupe The Rebels of Tijuana (Interview 2/2)

 

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