TS comme Tentative de Suicide… Un roman superbement et étrangement écrit qui vaut la peine d’être découvert ! TS c’est une accumulation de confidences et c’est aussi un roman que je qualifierais d’intelligent (mais pas réservé à une élite pour autant !)

– Fabrice Vigne, l’auteur

Fabrice Vigne
Fabrice Vigne est né en 1969 en Isère. Il vit aujourd’hui près de Grenoble.

Difficile de trouver beaucoup plus d’informations sur l’auteur mais la façon dont il se présente correspond tout à fait à sa façon d’écrire et au mystère qu’il laisse planer autour de lui !

« Je suis né en 1969. J’ai appris à lire et à écrire en 1975, apprentissages déterminants qui me servent encore quotidiennement. Le reste est anecdotique, mais on peut s’intéresser aux anecdotes. »

Fabrice Vigne écrit à la fois pour la jeunesse et pour les adultes et il met justement un point d’honneur à ne pas entrer dans des cases « enfants » ou « adultes ». C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a mis en place une structure d’auto-édition (le fond du tiroir), afin de publier ce que bon lui semble et surtout, afin de ne pas publier les livres en fonction de l’âge présumé des lecteurs.

Blog de Fabrice Vigne : http://www.fonddutiroir.com/blog/

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– Bibliographie

*Jean II le Bon. Editions Thierry Magnier, 2010

*Reconnaissance de dettes. Editions du Pur hasard, 2009

*J’ai inauguré Ikéa. Editions Le Fond du tiroir, 2009

*ABC Mademoiselle. Editions Le Fond du tiroir, 2009

*Le Flux, Éditions Le Fond du tiroir, 2008

*L’Échoppe enténébrée, récits incontestables, Éditions Le Fond du tiroir, 2008.

*Les Giètes, photographies de Anne Rehbinder. Éditions Thierry Magnier, 2007 (Prix Rhone-Alpes 2008)

*Voulez-vous effacer/archiver ces messages ?, Castells éditions, 2006

*La Mèche, illustrations de Philippe Coudray, Castells éditions, 2006

*Jean 1er le posthume, Éditions Thierry Magnier, 2005. (Prix Octogones de littérature jeunesse)

*TS, L’Ampoule, 2003 (Sélection au festival du premier roman de Chambéry)

 

– Le résumé

T.S.

Luc, 16 ans, le héros de TS ne ressemble pas vraiment aux adolescents de son âge. Il passe son temps à l’école à faire des exercices d’apnée et puis il se passionne pour les mots et le dictionnaire : le seul livre qu’il veuille bien ouvrir.
Luc tente, en vain, de communiquer avec son psy, Monsieur Bernardini. Mais pour ce jeune garçon, le langage n’est pas chose facile. Cet amoureux des mots va donc communiquer par écrit et ainsi se dévoiler peu à peu en nous racontant sa douloureuse histoire. C’est à partir des mots de son dictionnaire (auquel il tient beaucoup) et de leur définition choisis aléatoirement qu’il raconte à Monsieur Bernardini le monde qui l’entoure : ses parents, sa grand-mère, son meilleur copain, le collège, les bandes, les filles…

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– Extraits

« C’est reparti, une page impaire du dictionnaire, la 497 :

Idiosyncrasie : n.f. Tempérament. Réaction individuelle propre à chaque homme.

Ceux qui ne savent pas se servir d’un dictionnaire prétendent que c’est un objet froid, sans émotions, purement utilitaire. Voilà une médisance très mesquine, et une grave imbécillité. Bien sûr qu’elles y sont les émotions. Elles y sont même toutes. Simplement, elles y sont rangées, par ordre alphabétique. Ce n’est pas comme une personne. On a beau se croire au-dessus avec sa petite idiosyncrasie, on n’a qu’à ouvrir un dictionnaire, on s’y reconnaît forcément, du moins si on est un peu honnête ».

« Chapitre deux, j’ouvre donc à une page paire. C’est la 320, premier mot en haut à gauche :

Dure-mère : n.f. Anat. La plus extérieure et la plus forte des trois membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière.

Alors là franchement, je suis scié. J’avais l’intention dans ce chapitre de parler de ma mère et je tombe sur la « dure-mère ». Une coïncidence pareille c’est à se faire péter la caisse, j’avais raison de faire une confiance aveugle ».

« D’abord, un mot pioché au hasard. Hop, à chapitre impair, page impaire. C’est la 545, tout en haut de la deuxième colonne :

Jurement : n.m.. Serment fait sans nécessité. Blasphème : proférer des jurements.

Je vois déjà comment je vais m’en servir ».

 

– L’ avis  de Laetitia56

Ce roman est doté d’un certain humour, même dans les moments les plus difficiles et c’est appréciable ! Et il y a cette passion des mots à la fois du héros, et donc de Fabrice Vigne, qui est absolument stupéfiante ! La façon d’écrire de Fabrice Vigne est également très particulière, mais tellement agréable !

Le « jeu » est en fait de prendre un mot au hasard dans le dictionnaire et de l’intégrer ensuite à l’histoire du héros. Et Fabrice Vigne s’en sort très bien dans ce challenge !
Un roman que je vous conseille vivement ! Et toutes les personnes qui l’ont lu n’en disent que du bien, c’est dire… !
Notez que les romans de Fabrice Vigne sont assez difficiles à trouver en libraire car édités chez de petits éditeurs (ce qui n’enlève rien à leur qualité !). Le meilleur moyen de vous les procurer est encore de vous rendre à la bibliothèque de votre ville : s’ils aiment les bons livres, ils auront forcément des romans de Fabrice Vigne !!

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