RÉALISÉ PAR RYAN MURPHY, AVEC : JULIA ROBERTS, RICHARD JENKINS, JAVIER BARDEM

 

Mange, prie, aime

 

Ryan Murphy, a réalisé « Mange, prie, aime », son deuxième long métrage, après « Courir avec des ciseaux » sorti en 2007 en France. Ce réalisateur n’est pas inconnu du grand public puisqu’il n’est autre que le créateur de la série Nip/tuck et plus dernièrement il a collaboré à la création de la série Glee. Son deuxième film, « Mange, prie, aime » est une adaptation du best-seller d’Elizabeth Gilbert du même titre.

Synopsis : Elizabeth Gilbert, est une femme destinée à une carrière prometteuse d’écrivain mais du jour au lendemain elle décide de divorcer et annonce à ses amis qu’elle compte voyager, ce dont elle a toujours eu envie. Son périple commence en Italie et s’achève en Indonésie en passant par l’Inde. Son voyage initiatique a pour but de satisfaire ses envies : manger, prier et se retrouver face à elle-même. Ce qu’elle ne sait pas c’est que peut être elle finira par aimer.

Elizabeth Gilbert qui est interprétée par Julia Roberts, apparaît comme la femme insatisfaite mais à qui tout réussi, non contente de cette vie, elle décide d’entreprendre un voyage pour redécouvrir quelles sont ses envies et regagner une sorte d’indépendance sentimentale en se détachant d’elle même pour mieux retrouver ce qu’elle est au fond. Julia Roberts incarne ce personnage magnifiquement bien, tellement bien, qu’elle fait de l’ombre à l’histoire. Ce rôle aurait pu être pour une actrice encore inconnue du grand écran, qui aurait sans doute amené une nouvelle facette beaucoup plus sincère à l’histoire. Même si on s’identifie beaucoup plus facilement à des actrices de cinéma populaire comme Julia Roberts, leur notoriété fait souvent de l’ombre à des films qui auraient pu s’avérer être au final des perles du septième art.

 

Mange, prie, aime

 

 

Ce film aurait pu être très intéressant sur le plan esthétique avec les paysages rencontrés lors du périple de l’héroïne. Mais lorsque les premières images de l’Italie arrivent, directement on est face au cliché du romantisme à l’italienne, les vespas, les pâtes, parler avec les mains et la sensualité italienne font partis des images typiques et caricaturales qu’on porte à ce pays. Le réalisateur se rattrape pourtant à la fin du film avec différents types de plans de Bali où enfin on s’évade en mettant en avant les beaux paysages de verdure et de reliefs.
On notera également l’apparition de Javier Bardem dans le dernier tiers du film, dans un rôle plus léger que ceux de ses films précédents, un acteur surprenant qui sait laisser tomber la froideur pour paraître plus sympathique que dans No country for old men ou encore Vicky Cristina Barcelona.

Un film qui est, mais qui aurait pu être plus qu’un simple divertissement même si l’on peut se mettre à réfléchir après coup sur certains thèmes abordés selon notre subjectivité. Mais on peut aussi tout simplement se laisser transporter le temps de la séance si toutefois on arrive à s’évader au-delà des images.

Le concept en soit du film aurait pu être intéressant sur la plan esthétique, la façon de filmer les paysages et les différentes cultures qui bordent les pays visités, mais cela reste malheureusement assez superficiel.