Comme chaque année à la même époque, la rentrée littéraire est l’événement à ne manquer sous aucun prétexte pour les amoureux de la lecture. En effet, en septembre – octobre c’est près de 700 romans (dont 460 romans français) qui paraissent ! De quoi en perdre la tête !!! Parmi toutes ces parutions, certains livres resteront dans les mémoires tandis que d’autres tomberont vite aux oubliettes ! C’est pourquoi je vous propose une sélection non exhaustive des romans incontournables de cette rentrée littéraire !

 

 

– Amélie Nothomb « Le fait du Prince »

Le fait du prince, Nothomb

On ne présente désormais plus Amélie Nothomb ! A chaque rentrée littéraire elle sort un nouveau roman. Cette année, c’est l’histoire d’un homme qui va voler l’identité d’un autre.

* Résumé :

Baptiste voit mourir un inconnu sur le seuil de sa porte. Baptiste décide de prendre l’identité du mort, un homme riche et distingué. Il espère donc vivre la fin de sa vie dans la peau d’un autre, heureux, buvant du champagne et menant la belle vie

* Extrait :

« Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police. Appelez un taxi et dites-lui de vous conduire à l’hôpital avec cet ami qui a un malaise. Le décès sera constaté en arrivant aux urgences et vous pourrez assurer, témoin à l’appui, que l’individu a trépassé en chemin. Moyennant quoi, on vous fichera la paix ».

 

 

– Marie Sabine Roger « La tête en friche »

La tête en friche, Marie-Sabine Roger

Marie Sabine Roger a plutôt l’habitude d ’écrire pour les petits ou les adolescents. Mais, cette année, elle offre aux adultes le plaisir de découvrir son univers. Un livre qui parle de la lecture !

* Résumé :

C’est l’histoire de Germain, 45 ans, géant, musclé, analphabète et idiot du quartier. Il a choisi de vivre dans une caravane, au fond du jardin de sa mère … Un jour, alors qu’il se rend au jardin public, il rencontre Marguerite , une vieille dame très cultivée. Peu à peu, elle va réussir à faire entrer Germain dans le monde des livres. Un monde qu’il connaît très peu et dont il se méfie. Bien évidemment, cette rencontrer va bouleverser la vie de Germain.

* Extrait :

« Ce qu’ils mettent au dos des romans, je vais vous dire, c’est à se demander si c’est vraiment écrit pour vous donner l’envie. En tout cas, c’est sûr, c’est pas fait pour les gens comme moi. Que des mots à coucher dehors – inéluctable, quête fertile, admirable concision, roman polyphonique… – et pas un seul bouquin où je trouve écrit simplement : c’est une histoire qui parle d’aventures ou d’amour – ou d’Indiens. Et point barre, c’est tout ».

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– Faïza Guène “Les gens du balto”

Les gens du balto, Guene Faiza

Déja connue pour ses roman “Kiffe kiffe demain” et “du rêve pour les oufs”, Faïza Guène, cette banlieusarde au talent incontestable, a su se faire une renommée dans le métier d’écrivain. Elle a le culot d’aborder les aléas de la vie avec un modernisme qu’on a rarement l’habitude de voir dans les romans : le parler de tous les jours tout simplement !

* Résumé :

A Joigny – Les – Deux – Bouts, terminus du RER, un cafetier est retrouvé assassiné de plusieurs coups de couteaux dans son bar. C’est alors qu’une enquête policière va débuter et être ainsi prétexte à suivre un peu la vie de quelques personnages de ce quartier animé… Comme par exemple : Yéva la “daronne”, Magalie la blonde du lycée, Ali qui aimerait bien serrer Magalie, sa soeur Nadia, la révoltée, …

* Extrait :

“On est à Joigny-les-Deux-Bouts depuis plus de cinquante ans. Une commune de 4 500 habitants à l’extrémité d’une ligne de RER. Un endroit dans lequel vous ne foutrez sans doute jamais les pieds. Ici, tout le monde me connaît. Jojo ou « Patinoire » pour les habitués. On me surnomme comme ça disons à cause de ma calvitie avancée. Enfin elle est récente, parce qu’à l’adolescence, fallait voir la tignasse. De dos, je ressemblais à Dalida. Par nostalgie, je garde les cheveux longs malgré le terrain vague sur le dessus. J’étais le patron du café Le Balto. On ne s’est pas beaucoup remué les méninges pour le baptiser. C’est le bar-tabac-journaux du coin. Poumon du village.Et sac à vomi.”

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– Uzodinma Iweala “Bêtes sans patrie”

Bêtes sans patrie, Uzodinma Iweala

Uzodinma Iweala est d’origine nigérianne et, aux états-unis(le pays où il vit), son roman “Beasts of No Nation” a déja fait l’unanimité !

* Résumé :

Agu, jeune africain, est ce qu’on appelle un enfant soldat. Son quotidien est de tuer, massacrer et torturer sous les ordres d’un commandant qui a le droit sur lui de vie et de mort. Aujourd’hui Agu a grandi et il aimerait sortir de ce cauchemar. Alors il parle …

* Extrait :

“Je ne suis pas un méchant garçon. Ah non. Moi je ne suis qu’un soldat, et un soldat c’est pas un méchant quand il tue. Je me dis tout ça dans moi-même à cause qu’un soldat doit tuer, tuer encore et encore sans pauser. Si moi je tue c’est que je fais ce que je dois faire. Alors je me chante à moi-même un petit chant à cause qu’y a dans ma tête trop de petites voix qui disent que moi je ne suis qu’un méchant garçon. Ces voix elles arrivent vers moi, elles résonnent dans mes oreilles on dirait c’est des moustiques, et chaque fois que moi je les entends elles piquent mon coeur, elles retournent mon estomac. C’est pour ça que je chante : Soldat Soldat Tue Tue Tue, c’est comme ça que tu dois vivre, c’est comme ça que tu dois mourir”.

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D’autres titres de la rentrée littéraire 2008 en vrac :
*La meilleure part des hommes / Tristan Garcia
*Lacrimosa / Régis Jauffret
*Le marché des amants / Christine Angot
*Les accommodements raisonnables / Jean-Paul Dubois
*Paradis conjugal / Alice Ferney
*Un chasseur de lions / Olivier Rolin
*La porte des enfers / Laurent Gaudé
*Jour de souffrance / Catherine Millet
*L’incendie du chiado / françois Vallejo
*Courir / Jean Echenoz