Qui est Leonard Cohen ? Artiste aussi discret que productif, Leonard Cohen est l’un des maîtres du folksong. Avec des textes particulièrement soignés, ses chansons qui s’élèvent aujourd’hui au rang de classiques n’ont pas pris une ride…

 

Leonard Cohen Greatest Hits

 

–  1975 : Greatest hits

Cet album contient des morceaux issus des albums « Songs Of Leonard Cohen » (1967), « Songs From A Room » (1969), « Songs Of Love And Hate » (1971) et « New Skin For The Old Ceremony » (1974). Les arrangements y sont simples : la voix de Leonard cohen est accompagnée de sa guitare et quelques chœurs féminins discrets. On y retrouve des classiques tels que « Suzanne » , « So long Marianne » et aussi des titres devenus incontournables : « Famous blue raincoat » , « Chelsea Hotel n°2 » (dédiée à Janis Joplin) , « Who by fire ». La chanson « There Is A War » y aurait mérité une place. Toutefois, ce Greatest hits permet de se faire une bonne idée de la période folk de Leonard Cohen.

 

 

Leonard Cohen Various Positions

 

–  1984 : Various positions

Ce disque, placé sous le signe du romantisme ( « Dance me to the end of love » ) reflète aussi des préoccupations religieuses ( « The law » , « Hallelujah » , « If it be your will » ). Musicalement, le son s’est légèrement étoffé : le nombre des instruments semble plus nombreux sans toutefois étouffer les chansons. La période où il accompagnait sa voix d’une seule guitare semble révolue. On y trouve aussi l’influence country dans le morceau « Heart With No Companion » , plutôt anecdotique. On retiendra surtout les morceaux « Dance me to the end of love » et « If it be your will ».

 

 

Leonard Cohen I m your man

 

–  1988 : I’m your man

Cet album est fait de chansons chargées d’ironie : « First we take manattan » et « Everybody knows » (chanson faisant probablement référence au gospel « Nobody Knows » et faisant partie de la B.O. de « Pump up the volume » ). Du côté du son, les chœurs féminins y sont plus nombreux (trop ?). les synthétiseurs et violons électriques font leur entrée sur cet album, modernisant discrètement la musique de Leonard Cohen pour le meilleur ( « First we take manattan » ) et pour le pire ( « Jazz Police » ). Ce son moderne et parfois froid renforce le cynisme de certains textes. Quant aux titres « I’m your man » et « Take This Waltz » (inspiré d’un poème de Garcia Lorca), ils redonnent un côté plus doux et romantique à l’album.

 

 

Leonard Cohen The Future

 

–  1992 : The Future

La chanson « The future » illustre le monde avec des textes incisifs tout en restant, malgré tout, poétique et plein d’humour noir. Certains morceaux, comme « Be For Real » , souffrent d’arrangements un peu trop chargés et , à mon goût, superflus. Toutefois, Cet album contient aussi quelques perles dont « Waiting for the miracle » (ballade romantique et sombre faisant partie de la B.O. de « Tueurs nés » ) et « Closing Time ».

 

 

–  Si vous aimez les chansons calmes, l’ironie, l’humour noir, le romantisme et le folk sombre du style de Nick Cave, vous aimerez sans doute Leonard Cohen. Ses chansons possèdent une ambiance sombre et ses textes bien ficelés ne font pas dans le politiquement correct. L’ironie, souvent présente, donne du caractère et de la force à des morceaux souvent musicalement très doux. Leonard Cohen est à la musique ce que Baudelaire est à la poésie : un artiste unique et incontournable.