Né en 1934 à Westmount (Quebec), Leonard Cohen se fait d’abord connaître comme poète (première publication à 17 ans : « Let us compare mythologies » : 1956) et romancier. Passionné de littérature, il s’intéresse aux romanciers français (Camus et Sartre) , aux poètes Federico Garcia Lorca et William Butler Yeat, et aux textes de la bible.

 

Leonard Cohen

 

 

–  Le musicien

Il commence sa carrière musicale en 1966 avec la chanteuse Judy Collins en interprétant les premiers poèmes qu’il a mis en musique. Dites autant que chantées d’une voix monocorde, ses ballades mélancoliques aux textes poétiques font partie de l’environnement musical des années 70. Dans ses chansons, Leonard Cohen aborde souvent des sujets sombres : la religion ( « Hallelujah » ) , l’ Histoire ( « The Future » ), l’engagement politique, le suicide et la drogue, ce qui ne l’empêche pas de parler d’amour avec autant de sincérité que d’ironie ( « Dance me to the end of love » et « Everybody knows » ). Perfectionniste et travailleur acharné, Leonard Cohen avoue n’être jamais satisfait de son travail. Il dit même que cela peut lui prendre des mois (ou des années) pour écrire une chanson. Le résultat ? Des chansons intemporelles qui gardent toute leur modernité ( « There is a war » ) malgré les années qui passent.

 

 

Leonard Cohen Beautiful Losers

 

 

–  L’écrivain

Il a écrit un certains nombre de recueils de poésie : « The Spice-Box of Earth » (1961) , « Flowers for Hitler » (1964) , « Parasites of Heaven » (1966) , « Selected Poems 1956-1968 » (1968) / « Poèmes et Chansons » , « The Energy of Slaves » (1972) / « L’Energie des Esclaves » , « Death Of A Lady’s Man » (1978) , « Book Of Mercy » (1984) / « Le Livre de Misericorde » , « Stranger Music » (1993) / « Musique d’Ailleurs » . A l’image de ses chansons, ses textes sont romantiques, sombres, pleins d’ironie mais aussi d’humour noir. L’amour est l’un des thèmes majeurs de ses poèmes. Par ailleurs, il a écrit aussi deux romans : « The Favourite Game » (1963), « Beautiful Losers » (1966) / « Les Perdants Magnifiques ».

 

 

–  Autres activités artistiques

Homme aux talent multiples, Leonard Cohen s’essaie aussi au métier de scénariste avec succès ( « I’m a Hotel » : film durant 1/2 heure / premier prix au festival international de télévision de Montreux). Il écrit également le texte de la comédie musicale de Lewis Furey « Night Magic » qui est portée à l’écran.

 

 

–  Aujourd’hui, on ne compte plus le nombre de reprises ( « Hallelujah » du regretté Jeff Buckley, Diana Ross, Joan Baez, Bob Dylan…) et d’hommages ( « I’m your fan » en 1991 et « Tower of songs » en 1995) qui lui ont été rendus. Avec un talent d’écriture hors du commun, Leonard Cohen, personnage mystérieux, a su toucher toutes les générations.