DES PORTES DU DÉSERT À LA MÉDITERRANÉE

Direction la Tunisie pour ce circuit où nous partirons des oasis de montagnes près de la frontière algérienne jusqu’à l’île de Djerba.

.

Midès – Tamerza – Chebika

Notre première étape commence donc par la visite de trois oasis de montagne. La première, Midès, est située à mi-chemin entre le nord et le sud du pays à exactement 150 m de la frontière avec l’Algérie. Mis à part sa petite palmeraie, Midès est caractérisée par un superbe canyon servant de frontière. Un peu plus loin à 8 km, nous arrivons à Tamerza qui fût un site romain puis byzantin. Le vieux village, aujourd’hui abandonné, est situé entre un oued asséché et une palmeraie sur un plateau.

Après Midès et Tamerza, il nous reste une oasis de montagne à ne pas manquer : Chebika. C’est certainement la plus intéressante des trois. Après avoir longé la montagne doù l’on peut contempler le désert, on descend vers un ruisseau au milieu d’un canyon. L’étroitesse du chemin, la profondeur du canyon et les palmiers dattiers sont un spectacle pour les yeux.

Chebika Tunisie

Chebika

.

Tozeur

Après avoir descendu la montagne, nous arrivons à Tozeur, l’une des plus belles palmeraies au monde. D’une surface de 1000 ha, elle compte environ 400 000 arbres. Chaque palmeraie possède la même structure : au plus haut niveau, on trouve les palmiers dattiers, au niveau en dessous, se trouvent les arbres fruitiers (orangers, citronniers…) et enfin, au dernier niveau, sont situés les cultures poussant à même le sol (melons, pastèques, etc). La ville de Tozeur, qui compte à peu près 30 000 habitants, possède une architecture unique où tous les bâtiments sont construits en petites briques ocres (composées de sable et d’argile). Elle est également réputée pour les superbes portes sculptées de certaines maisons.

Tozeur

Tozeur

.

Le Chott el Djerid

La route qui mène de Tozeur passe inévitablement par le Chott el Djerid, le deuxième plus grand lac salé de la planète (5000 km²). La traversée de ce lac est assez magique avec l’apparition des mirages (dûs à une réfraction inégale des rayons du soleil sur des couches d’air de températures différentes) et les couleurs parfois rouge/rose que prend l’eau grâce au sel. Ce lac sépare en fait le désert de pierre au nord et le désert de sable au sud. Il est quasiment à sec en été où l’on y trouve que du sel. En hiver, certaines parties sont recouvertes d’eau.

Le Chott el Djerid

Le Chott el Djerid

.

Douz

Douz, c’est la porte du désert de sable. Son nom viendrait de la présence du 12ème bataillon français arrivé à la fin du 19ème siècle. C’est pourquoi les habitants de Douz s’appellent les M’razigiens et non les douziens. Douz est un des endroits les plus chauds du pays (50°C l’été). A la sortie de l’oasis, de nombreuses promenades en dromadaire sont proposées à travers les dunes, les maisons abandonnées et les quelques palmiers dattiers.

Le désert de Douz

Le désert de Douz

.

Djerba

La fin de notre circuit prend fin à Djerba au bord de la Méditerranée. C’est une île de 25 km par 22 réputée pour son climat agréable. L’île vit surtout du tourisme et de la pêche. Il n’y a pas de ville sur Djerba à part Houmt Souk ; les habitations sont en fait dispersées sur toute l’île sans former de village. La végétation est également dispersée et on ne trouve guère autre chose que des palmiers, des oliviers et des cactus.

Djerba est caractérisée par la présence d’une petite communauté juive depuis plus de 2500 ans. Ceci explique la présence de la synagogue de la Griba (la merveilleuse) qui fût endommagée par un attentat meurtrier d’Al Qaïda en 2002. La synagogue actuelle date de 1920 et a été bâtie sur les ruines de la plus ancienne synagogue d’Afrique ; elle abrite également l’une des plus vieilles Torah du monde.

La synagogue de la Ghriba

La synagogue de la Ghriba