Ange, la célèbre formation de rock si space et si célèbre, compte à son palmarès près de 30 albums et à peu près autant d’années de carrière. A travers les âges et les générations, le groupe a su s’imposer sur la scène française comme un révolutionnaire du rock qui pousse loin les règles de la mélodie et des accords. Mais faisons un petit flash-back sur la carrière du groupe.

C’est lors d’un hiver comme les autres, l’hiver 1969, que les deux frères Decamps et trois de leurs amis – Jean-Michel Brezovar, Daniel Haas et Gérard Jelsh – fondent ce groupe sans prétention aucune, juste pour pouvoir s’exprimer. Mais bien vite, leur style particulier les fait connaître dans leur région puis à un niveau national à la sortie de leur premier album. Ne souhaitant pas détailler chaque album du groupe, je m’attacherai aux plus importants.

 

Ange Caricatures

 

–  1972 : Caricatures

1972, l’année de l’émergence. Et, accessoirement, celle de la sortie du premier album du groupe, Caricatures. Dans ce disque se trouvent déjà les « ingrédients » qui feront de ce groupe une des figures emblématiques et incontournables du rock français : voix claire et distincte avec ce je ne sais quoi qui donne l’impression d’un déchirement, guitare dont le son peut parfois rappeler Genesis, percussions de toutes sortes, rythmes discordés qui s’enchaînent les uns aux autres sans que l’on puisse établir de transition directe, etc… A coup sûr un incontournable du groupe.

 

 

–  1973 : Le cimetière des arlequins

L’Album, avec un grand A, de la première génération du groupe, paru en 1973 ! Le groupe a été touché ici par la grâce divine ! Les mélodies sont tout simplement superbes (notamment la reprise de Ces Gens-Là de Brel, les deux parties du Bivouac, Aujourd’hui C’Est La Fête Chez L’Apprenti Sorcier et L’Espionne Lesbienne), l’originalité ne fait aucun doute, la voix de Didier Decamps s’harmonise superbement avec tous les instruments et les « ingrédients » présents dans le premier album trouvent ici toute leur dimension.

 

 

–  1975 : Emile Jacotey

Emile Jacotey paraît en 1975 et marque au passage le départ de Jelsh qui sera remplacé par Guénolé Biger, par ailleurs un excellent batteur, mais qui ne durera guère dans le groupe. Mais si je mentionne cet album, c’est pour une autre raison qui, peut-être, y est liée : c’est sur ce disque que se trouvent quelques uns des titres les plus énergiques et les plus poétiques du groupe. On note évidemment l’incontournable Sur La Trace Des Fées, ainsi que l’Ode A Emile, qui a donné son nom à l’album, ou encore Le Nain De Stanislas.

 

 

–  1981 : Moteur

Moteur, paru en 1981, marque un tournant dans la carrière du groupe avec des chansons un tantinet moins actives mais néanmoins superbes mélodiquement. Rien à redire sur cet album : on y retrouve les rythmes endiablés succédant au calme et tranquille flot du piano de Didier Decamps, les voix toujours si particulières, le son original de la guitare et des claviers… Bref ! Un grand moment d’écoute !

 

 

Ange Tout Feu Tout Flamme

 

–  1987 : Tout Feu Tout Flamme

Tout Feu Tout Flamme est, comme le laisse supposer son titre, un disque enflammé ! C’est le moment d’apogée du groupe, celui où les membres sont les plus nombreux, celui où la foule acclame le groupe avant son entrée, etc… Cet album si original bien qu’il soit dans la continuité d’Egna (le précédent) a tout pour plaire aux aficionados, et il aura vite un succès retentissant.

 

 

–  1995 : Un Petit Tour Et Puis S’En Vont

Le double album Un Petit Tour Et Puis S’En Vont, paru en 1995, est une compilation des 23 années précédentes de carrière du groupe. Il regroupe donc un peu tout ce qui est dit ci-dessus.

 

 

–  1996 : A… Dieu

A… Dieu, paru l’année suivante, aurait dû être le dernier album du groupe et c’est certainement l’un des meilleurs, même s’il n’égale pas Le Cimetière Des Arlequins ou bien Emile Jacotey. Il marque certainement une volonté de revenir aux sources et la plupart des airs ont cette mélancolie et ce décalage caractéristiques des débuts du groupe.

 

 

Ange Rideau

 

–  1996 : Rideau

Rideau est la tournée d’adieu du groupe, paru la même année. Elle laisse toujours un sentiment de nostalgie, puisque la troupe de départ du groupe est reconstituée spécialement à cette occasion. Sans aucun doute, cet album a dû faire de la peine aux fans quand ils ont constaté tout le génie inventif du groupe malgré les 25 années de carrière déjà derrière eux.

 

 

–  1997 : compilation Master Série Ange

Mais Ange n’est pas mort ! Alors que le groupe remonte sur les rails en 1997, la compilation Master Série Ange paraît en 1998 et initie une nouvelle génération à ce son rock si particulier tandis que ceux qui ont connu les débuts revivent avec émotion ce temps qu’ils croyaient perdu. A écouter si on veut avoir un aperçu de la « première génération » du groupe.

 

 

–  1999 : La Voiture A Eau

La Voiture A Eau (1999) marque le véritable retour d’Ange sur la scène française, malgré Les Poèmes De La Noiseraie, album qui marque la reformation du groupe officiellement. L’originalité et le ton sont toujours présents même après près de 30 ans de carrière derrière le groupe. A découvrir et redécouvrir.

 

 

Ange album 2005

 

–  2005 : ?

?, paru cette année 2005, remet Ange au devant de la scène, nous délivrant des mélodies toujours plus délirantes et attrayantes. Un album à ne pas louper afin de constater que le groupe est toujours on the road.

 

 

–  En somme, Ange, c’est inimitable, incontournable et, surtout, inoubliable !

(Article écrit par Funram)