Pour ce deuxième volet de notre périple à travers la Turquie, je vais vous entraîner du site exceptionnel de Pamukkale à la station balnéaire de Marmaris en passant par la côte égéenne.

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– Pamukkale et Hierapolis

Situés à un peu plus de 200 km de la côte égéenne, les sites de Pamukkale et Hierapolis offrent au visiteur un spectacle exceptionnel. Pamukkale est un lieu où, depuis des siècles, l’eau de source ayant une forte contenance en calcaire, a créé un paysage étonnant constitué de terrasses reliées entres elles grâce à des stalactites. L’eau chaude s’écoule sur les pentes et en refroidissant, y dépose des particules pour former des traversins blancs. Malheureusement, de nombreux touristes « oublient » de se déchausser ce qui fragilise le site, couplé à la création il y a de nombreuses années d’hôtels sur le site dont les piscines puisaient l’eau directement dans les sources, asséchant de nombreuses vasques. Actuellement, ces hôtels ont heureusement été détruits afin que le site retrouve sa splendeur.

pamukkale

Pamukkale

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A quelques mètres des sources, se situe le site antique de Hierapolis, ville qui du Ier au IIIème siècle atteignit 100 000 habitants. Vous pourrez y admirer de nombreux vestiges de cette époque : théâtre romain (15000 places), la nécropole, le temple d’Apollon ainsi que les restes d’une basilique chrétienne.

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Le site antique de Hierapolis

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– Aphrodisias

Cette autre cité antique située à 65 km au sud-ouest de Pamukkale est dédiée à la déesse Aphrodite (déesse de la nature et de l’amour). Aphrodisias s’est développée lorsque l’Empire Romain s’est étendu sur l’Asie Mineure. Aphrodisias possède une richesse architecturale due à la présence d’une école de sculpture. Outre les bâtiments habituels que l’on trouve dans une cité antique romaine tels l’agora, l’odéon ou le théâtre, Aphrodisias possède un temple dédié à Aphrodite et un stade bien conservé d’une capacité de 30000 places (262m de long, 59m de large) où se se déroulaient des manifestations athlétiques.

stade aphrodisias

Le stade d'Aphrodisias

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– Ephèse

Ephèse est sans aucun doute l’une des plus prestigieuses cités antiques. Elle devait sa prospérité à son port (aujourd’hui la mer s’est retirée à 10 km) et était au IIIème siècle av. JC le plus grand port marchand d’Asie, son aura économique et culturelle égalait celle d’Alexandrie et sa population avoisinait les 200 000 habitants.

A Ephèse, le plus beau monument est la bibliothèque de Celsus qui date de l’époque romaine et qui contenait 12000 rouleaux (3ème plus importante bibliothèque de l’Antiquité). Il faut aussi voir l’entrée du temple d’Hadrien ainsi que la maison close (et oui !) située juste en face de la bibliothèque (les deux bâtiments étant reliés par un passage secret souterrain…). Enfin, c’est à Ephèse que l’on trouve l’une des 7 merveilles du monde, l’Artemision aujourd’hui en ruine.

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La bibliothèque de Celsus, à Ephèse

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– Selçuk

Cette ville située à proximité d’Ephèse est la suite logique de la visite de cette dernière. Il ne faut pas rater le musée archéologique qui recense de nombreux objets et statues d’Ephèse, la mosquée d’Isa Bey pour son aspect extérieur et la basilique St Jean dont il ne reste que des pans de murs mais qui laissent imaginer la dimension de l’édifice.

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La mosquée d'Isa Bey, à Selçuk

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– Kuşadasi

Appelée « l’île aux oiseaux », cette station balnéaire grouille de touristes européens. Si vous visitez Ephèse, vous dormirez sûrement dans cette ville. Les seules choses vraiment intéressantes sont la forteresse située sur la presqu’île et ses jardins intérieurs, ainsi que le marché.

Kusadasi

Kuşadasi

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– Bodrum

Je ne m’étends pas sur la découverte de bodrum dont un article est déjà disponible sur le site.

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– Priène, Milet et Didymes

Généralement, la visite de ces trois sites se fait en une seule excursion en raison de leur proximité.

Priène : site aussi intéressant qu’Ephèse mais beaucoup moins fréquenté. La ville connue son apogée grâce aux Grecs lors du IVème siècle av. JC. La ville était avant tout un port mais la mer est aujourd’hui située à 15 km (même cas qu’à Epèse). Priène étant située près d’un rocher, le haut de la ville offre une belle vue sur les ruines de la ville et les environs, notamment à partir du temple d’Athéna situé sur un promontoire et dont il ne reste plus aujourd’hui que cinq colonnes. La cité était également très développée dans l’urbanisme avec un tracé des rues impeccable et un système de tout-à-l’égout.

Milet : moins impressionant que Priène, Milet fut aussi un port dans l’Antiquité. De nombreux intellectuels y vécurent comme Thalès, auteur du célèbre théorème qui porte son nom. Milet possède un théâtre de 20000 places relativement bien conservé ; l’autre monument de la ville à voir étant le bouleutêrion (salle de réunion de la Boulê, le sénat de l’époque).

Didymes : le site de Didymes n’est pas une cité mais un sanctuaire oraculaire (voyance) comparable à Delphes en Grèce. Les gens venaient ici pour connaître leur futur. Le site est composé du temple d’Apollon dont il ne reste que trois colonnes mais qui laisse bien imaginer la grandeur de celui-ci.

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Site antique de Priène

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-Marmaris

Notre voyage s’achève à Marmaris, plus grand port de plaisance de Turquie sur la côte méditerranéenne. C’est une ville très touristique comparable à Bodrum. De la ville en elle-même, il faut voir le petit fort près du port et le caravansérail. Le spectacle des montagnes environnantes plongeant dans la mer n’est pas désagréable, notamment lorsque le soleil se couche. A certains endroits sur la côte proche de la ville, le littoral a souffert de la bétonnisation à outrance, heureusement, il reste de superbes criques sur la presqu’île de Bozburun notamment. Un circuit classique en Turquie mais incontournable !

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Marmaris