Né en 1999 dans une banlieue sud parisienne, Caïna est un groupe composé de : J.C (chant, guitare sèche), Mickey (guitare lead et chœur), J.B. (basse et chœur), Patrick (flûtes, saxophone et chœur), Paul (violon), Lilian (batterie), Ludo (son et didgeridoo). Leur musique, décrite par le groupe comme « Chanson celtico tzigane), mêle des influences aussi riches (musiques traditionnelles, celtiques et tziganes) que diverses (rock, swing…). Les textes, simples, pleins d’humour et de poésie, s’accordent parfaitement avec cette musique festive.

 

Caina Caina

 

–  2003 : Caïna

L’album donne le ton dès le début en fanfare avec un morceau amusant et rythmé : « Chez Paulette ». « J’aime les femmes » est un d’hommage humoristique aux femmes et un hymne rigolo à la paresse. L’album se poursuit avec une chanson entraînante « Francky ». Paraissant au début plus calme et un peu plus intimiste (couplets), « P’tit louis » a des aussi des passages bien rythmés (refrain). Les violons et les flûtes semblent plus mis en avant dans cette chanson plus douce et sombre nommée « Caïna ». Le rythme festif reprend avec « Angèle » ou l’histoire d’une ’femme naïve car trop amoureuse. On entend des sonorités celtiques dans « La bourrée », très entraînante. Vient ensuite la fameuse chanson, au texte plutôt drôle, décrivant le « Wartouffe » ou les mésaventures d’un dragueur… des chœurs associés au solo de guitare s’envolent à la fin du morceau, semblant finir sur quelques notes de violon… pour mieux repartir ! Une autre chanson très festive prend la relève : « les Korrigans ». Puis, le ton se fait plus calme, mélancolique et poétique avec « Epilogue » suivi de l’excellent et touchant morceau « Sans soleil », au début triste mais qui finit dans un enchaînement rythmé de chœurs, violons et didgeridoo.

 

 

Caina Cebonpourskeuta

 

–  2004 : Cébonpourskeuta (maxi 4 titres)

Bien rythmée par les violons et guitares et sur le ton de l’humour, « La mère Motte » parle de l’histoire d’une vieille femme qui fait peur aux enfants. « 100 fûts de bière » raconte les avantages de la vie de fabricant de bière artisanale. « Slave Poggô » nous entraîne dans un mélange instrumental entêtant et envoûtant, à la hauteur des autres morceaux de musique festive du groupe. « Mes vieux » décrit en rythme les parents qui ont parfois l’esprit étriqué, un couple de « monsieur-et-madame-tout-le-monde ».

 

 

Caina Deuz

 

–  2006 : Deuz

Tout en restant festives et ludiques, certaines chansons de cet album contiennent des textes où l’auteur se pose plus de questions, par exemple dans « Choisit-on » et « Une fois de plus », les deux premières chansons de l’album. A noter aussi : les textes s’enrichissent en devenant plus critiques mais tout en conservant leur humour. On peut remarquer ceci en particulier dans la chanson « Toubib or not toubib », chouette chanson du point de la musique et des textes, qui critique joyeusement la chirurgie esthétique. Dans cet album se trouvent aussi les chansons « La mère motte », « Mes vieux » présentes aussi dans « Cébonpourskeuta » (maxi 4 titres). Du côté de la musique, la qualité est toujours au rendez-vous ( cf le morceau instrumental « Slavepogo », présent aussi sur « Cébonpourskeuta » (maxi 4 titres)). Les chansons viennent s’enrichir de sonorités plus variées (orientales : « Haut comme 3 pommes » ; ambiance bar/cabaret/famille Adams : « La vamp et le vampire » ). L’aspect humoristique est plus que jamais présent dans la chanson « Houngounga ». Mais « Deuz », c’est aussi du blues avec « GSM blues », une chanson qui raconte l’histoire d’un garçon trop attaché aux gadgets électroniques. L’album finit en beauté avec « Bouboureedoo » où tous les musiciens s’en donnent à coeur joie dans ce morceau instrumental celtico-tribal-psychédélique.

 

–  Musicalement riche, Caïna se démarque des groupes actuels de musique celtique en incluant d’autres influences (tziganes : « Sans soleil » ) à leur musique. Du côté des textes, ce groupe fait penser aux VRP et aux Nonnes Troppo pour l’humour. Quelques touches de poésie en plus se font sentir dans des morceaux légèrement plus sombres : « Epilogue », « Sans Soleil ». Pour finir, ce qui est appréciable, c’est que chaque instrument est mis en valeur, que ce soit par des solos ou les duos. De plus, techniquement, les musiciens assurent. Que vous dire de plus sinon d’aller les voir en concert ? Et faites attention : Caïna est un groupe qui pulse et dont la musique est une explosion de bonne humeur … très contagieuse.