Nicolas de Crécy est né le 29 septembre 1966 à Lyon. En 1991, il sort son premier album Foligatto. En 1994 et 1995, il se lance dans deux histoires différentes : Le Bidendum Céleste et Léon La Came (plus cynique). Après la réalisation (avec Sylvain Chomet) d’un dessin animé de 26 minutes (La Vieille Dame et les pigeons, Grand Prix d’Annecy en 1997) , il reçoit en 1998 l’Alph-Art du meilleur album pour le deuxième volume de Léon la Came, Laid Pauvre et Malade. En 1999 paraît le deuxième tome du Bibendum Céleste, suivi du troisième tome en 2002.

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– L’histoire

Diego, un jeune phoque innocent, débarque à New-York-sur-Loire, la « capitale de tous les excès ». Il est choisi, malgré lui, par des professeurs (limite diaboliques) pour devenir une personnalité importante : le Prix Nobel de l’Amour. Pour cela, il va devoir étudier (victoire sur l’ignorance !) , découvrir la réalité de la vie quotidienne et les sorties nocturnes avec son ami le chien (qui est en quelque sorte l’interprète de ses émotions) et subir les conseils d’un conseiller en communication afin de devenir plus charismatique. Cependant, le diable (drôle malgré lui) voit cette cérémonie de la remise du Prix Nobel de l’Amour d’un mauvais œil et entend bien semer la zizanie…

Bibendum

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– Le style de dessin :

Le Bibendum Céleste semble être composé d’expériences graphiques. Le trait et la technique changent mais on y retrouve un fil conducteur : les dessins naïfs , toutefois pas aussi enfantins qu’on pourrait bien le croire, s’accordent parfaitement avec l’histoire. Oscillant entre les couleurs chaudes (orange) et froides (bleu) , les contrastes ne « jurent » pas mais deviennent complémentaires et font bien ressentir l’ambiance de la BD. Les cadrages, simples et justes, montrent habilement les émotions des personnages. Graphiquement, un véritable travail de fond et du plaisir pour les yeux.

Bibendum

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L’avis de Nawenn :

Avec l’ajout d’histoires parallèles, le scénario peut paraître complexe : il faut parfois s’accrocher pour tout comprendre. Cependant, cette série riche, pleine d’émotion et d’humour, aborde de multiples thèmes au-delà du bien et du mal. J’ai apprécié le fait que le scénario ne soit pas manichéen : la cérémonie du Prix Nobel de l’Amour diabolisée et le diable qui est assez drôle en fait. En ce qui concerne le style de dessin, cette BD est vraiment bien faite, aussi bien pour le trait que pour la mise en couleur.

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* Site de l’éditeur
* Le forum

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(article de Nawenn)

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