Commentaires sur les albums The Abbey Road EP (1988) et Mother’s Milk (1989).

 

Red Hot Chili Peppers The Abbey Road EP

 

– The Abbey Road EP ( 1988 )

Les Red Hot ont eu, surtout dans leurs premières années, une sale manie, qui deviendra un de leurs plus gros clichés : le tic de la chaussette sur le sexe. Ainsi, pour faire vendre ce EP compilant quelques chansons des précédents albums, et qui n’a d’intéressant que Fire, la reprise alors inédite de The Jimi Hendrix Experience, l’idée de parodier la pochette du célèbre Abbey Road des Beatles n’était pas du tout mauvaise.

 

 

Red Hot Chili Peppers Mother's Milk

 

– Mother’s Milk ( 1989 )

Si il y a une chose que j’ai omis de préciser, c’est le net penchant d’une partie du groupe pour les substances illicites, et particulièrement l’attirance d’Anthony Kiedis, et de Hillel Slovak pour la cocaïne et l’héroïne. Pour ce dernier, alors guitariste du groupe, l’addiction sera fatale, et les autres membres ne s’en rendront compte qu’à sa mort sordide, en juin 1988. Le groupe est alors en deuil, mais là où certains voit en ce décès tragique la fin des Chili Peppers. Bien heureusement le groupe, suite au départ de Jack Irons, ne supportant pas de voir son ami d’enfance succomber à une overdose, retrouve un nouveau batteur, Chad Smith, et un tout jeune guitariste déjà grand fan des Red Hot, John Frusciante, qui, à 18 ans, en pleine recherche de sensations Sex, Drugs and Rock’n’Roll, rejoint les Red Hot Chili Peppers pour enregistrer l’album de la renaissance, nourri au lait maternel, souvent considéré comme un des meilleurs, voire le meilleur album des RHCP. L’enthousiasme de Good Time Boys est étonnant, si l’on suppose que l’état d’esprit du groupe devait être un peu embrumé suite à la mort d’Hillel. Au contraire, cette chanson très péchue pourfendant la morosité ambiante ressemble énormément à Fight Like A Brave, l’ouverture de l’album précédent. Sorte d’écho ? Toujours est il que Frusciante s’inscrit dans la lignée de Slovak, et c’est un peu dommage que son style, même s’il est bon, ait pour majeure préoccupation d’imiter celui du défunt guitariste, qui lui imitait déjà pas mal Jimi Hendrix. Les Chili Peppers, arborant une nouvelle reformation, semblent invincibles et poursuivent leur idéal funky en composant des tueries comme Nobody Weird Like Me, Subway To Venus, Stone Cold Bush ou l’excellente Sexy Mexican Maid. Mother’s Milk contient également une note sensible nommée Knock Me Down, évoquant la mort d’Hillel Slovak, c’est pour ainsi dire le seul passage où le groupe « se calme », le reste étant guidé par la fougue du jeune Frusciante, et l’expertise des trois autres, qui s’acharnent à montrer que les Red Hot ne sont alors pas un groupe à ballades.

 

–  Mais il s’avéra que le jeune Frusciante était bien plus que le « clone parfait d’Hillel » (comme il se verra appelé), et l’étendue de son talent (qu’on peut entrevoir avec Pretty Little Ditty sur Mother’s Milk, dont un passage sera repris par les Crazytown) va s’ouvrir par la suite. Comme on dit, le meilleur restait à venir…

 

–  article précédent sur les Red Hot Chili Peppers – L’intégrale ( 1 / 6 )
–  suite de l’article Red Hot Chili Peppers – L’intégrale ( 3 / 6 )

 

(Article écrit par Systry)