Né en 1971, en Irlande, Perry Blake part s’installer à Londres à l’âge de 17 ans. En 1998, il sort son premier album, mélancolique et très abouti pour un premier coup d’essai. En 1999, suivra l’album « Sill Life », puis « Broken Statues » en 2001, et « California » en 2002.

Sa musique, tendance trip-hop, fait penser un peu à Portishead… Perry Blake, c’est un peu le mélange de Jay Jay Johanson et de Leonard Cohen… un peu triste, fragile… mais envoûtant.

 

Perry Blake album

 

–  1998 : Perry Blake

Un premier album d’une grande maturité. Du trip-hop haut de gamme, lyrique, sans verser pour autant dans une mélancolie pompeuse et larmoyante. L’électronique (discret) se mêle au symphonique (violons, cordes, piano) sans que ça choque, bien au contraire, et l’émotion reste intacte. De très beaux morceaux : « Little Boys & Little Girls » , « The Hunchback of San Francisco », « Anouska »… A écouter d’urgence !

 

Perry Blake Still Life

 

–  1999 : Still Life

Dans la continuité du premier album, « Still Life » exprime de la mélancolie… mais peut-être que ce deuxième album est moins inspiré que le premier. L’ambiance générale du disque est un peu plus pesante. On ne retrouve pas la sobriété et le côté nostalgique du premier album. Trop de cordes ? Pas assez d’électronique ? Peut-être… un peu décevant même si, toutefois, l’ensemble reste cohérent et plutôt réussi. Un bon disque.

 

Perry Blake California

 

–  2002 : California

Moins sombre que « Still Life », c’est d’une voix plus aigüe que Perry Blake ouvre l’album avec « this Life », poursuivant avec « California » , un morceau agréable mais cependant encombré de cuivres superflus. « California » semble plus léger (commercial ?) que les autres albums. Le trip-hop sombre des débuts laisse sa place à une musique à tendance pop ( aérienne ) comme en témoignent les morceaux « Ordinary day » et « A face in the crowd ».

 

–  Du très bon trip-hop, surtout en ce qui concerne le premier album ! « Still Life » est assez réussi aussi même s’il n’est pas aussi fort que le premier. Quant à California, je n’y accroche pas trop. « L’artiste ne crée pas la beauté, il enlève ce qui la cache » -> Dans « California », c’est le contraire : trop d’ajouts superflus étouffent ce qui faisait la simplicité et la beauté du premier album… dommage.