La nouvelle vient de tomber le 21 novembre : il n’y aura pas de Grand Prix de France de Formule 1 en 2004.

En effet, le Conseil Général de la Nièvre a affirmé qu’il n’avait pas les moyens financiers d’aider la société d’économie mixte chargée de l’organisation du Grand Prix. Par ailleurs, cette société doit déjà 10 millions d’euros à Bernie Ecclestone, le grand argentier de la F1. Une situation qui n’est pas nouvelle puisque le Québec avait dû payer 18,5 millions de dollars pour pouvoir continuer à organiser le GP du Canada.

Pour pouvoir organiser un Grand Prix de Formule 1, la société organisatrice doit payer une certaine somme (plusieurs millions d’euros) à Bernie Ecclestone au nom des droits, une partie de cette somme étant reversée aux différentes écuries. Il est important de signaler que les revenus de la publicité autour du Grand Prix est intégralement reversée à M. Ecclestone et non à l’organisateur (M. Ecclestone percevant également tous les droits TV payés par les chaînes TV).

renault F1 2004

La société d’organisation n’a donc plus que les revenus de la billeterie et les subventions pour son financement. De plus, les prix des places étant extrêmement élevé, la fréquentation des GP a diminué de façon inquiétantes ces dernières années et pas seulement en France, mais aussi en Allemagne ou en Grande Bretagne.

Cette situation couplée à l’interdiction de la publicité sur le tabac dans plusieurs pays (ce qui est une bonne mesure) rend donc certains Grands Prix européens très vulnérables face à la « délocalisation » des GP comme en Chine ou Bahreïn. Ces derniers ne sont pas regardant sur la législation anti-tabac et n’hésitent pas à mettre des moyens financiers considérables afin d’entrer dans le cercle très fermé des pays organisateurs de GP de F1. Cependant, ces pays n’ont aucune expérience dans l’organisation de GP, et leurs GP ne sont pas prestigieux comme les GP les plus anciens (France, Italie, Grande-Bretagne…) qui existent depuis 1950.

Enfin, l’organisation du GP de France à Magny-Cours depuis 1991 apportait une manne financière non négligeable à tous les acteurs économiques du département de la Nièvre : commerce, hôtellerie, tourisme, etc. Il ne faut cependant pas perdre espoir puisque déjà plusieurs grandes entreprises réfléchissent au projet de soutenir la société organisatrice et pourquoi pas revenir dans le calendrier de la saison 2005.

Le circuit de Magny-Cours en Bourgogne