A la fin du mois de juin, va avoir lieu en France la Coupe des Confédérations qui verra les équipes championnes de chaque continent s’affronter, avec la France (champion d’Europe), le Brésil (champion du monde), la Turquie (3ème à la Coupe du Monde), la Nouvelle Zélande (champion d’Océanie), le Japon (champion d’Asie), les Etats-Unis (champion d’Amérique du Nord), le Cameroun (champion d’Afrique) et la Colombie (champion d’Amérique du Sud).

A première vue, on peut dire que cette compétition est de bonne augure pour assister à des matchs de bon niveau d’autant plus qu’elle se déroule en France.

Cependant, c’est un peu l’arbre qui cache la forêt. D’une part, cette compétition aura lieu dans la période de repos des joueurs, c’est à dire un mois après la fin des championnats et trois semaines avant la reprise des entraînements pour la saison suivante, qui se feront vers la mi-juillet. Il est assez aberrant de voir une telle compétition à cette période, à l’heure où les footballeurs font des saisons de plus en plus longues (70 matchs toutes compétitions confondues) et donc un rythme de plus en plus soutenu ; on comprend mieux pourquoi certains joueurs se dopent pour pouvoir « tenir le coup ».

D’autre part, les meilleurs joueurs ne seront pas présents, souhaitant comme tout le monde avoir des vacances. On assistera en quelque sorte à des matchs entre équipes B, ce qui attirera moins de personnes et qui diminuera l’intérêt des amateurs de football pour cette compétition.

En fait, cette compétition est un pur produit marketing créé de toutes pièces par la FIFA et dont l’unique objectif est de faire du profit, notamment par les droits TV ; il suffit de voir comment TF1 en parle : « mini Coupe du Monde », « les meilleures équipes du monde vont s’affronter ». Avec tout le respect que j’ai envers toutes les équipes, aussi petites soient-elles, on ne peut compter guère que quatre grandes équipes : le Brésil, la France, la Turquie et le Cameroun. Ainsi, il s’agit ni plus ni moins que d’une compétition supplémentaire destinée à satisfaire l’appétit financier de la FIFA, et destinée peut être à assurer la transition pour la mise en place d’une Coupe du Monde tous les 2 ans, comme le souhaite son président Joseph Blatter.