La crise que traverse actuellement le football italien a franchi un nouveau palier le samedi 22 février avec l’arrêt du match Torino – Milan AC à la 63ème minute, alors que Milan menait 3 à 0.

Les supporters du Torino ont magnifiquement montré leur intelligence en jetant des grenades lacrymogènes sur la pelouse et en tentant d’envahir le terrain. Les affrontements avec les forces de l’ordre se sont poursuivis à l’extérieur du stade où des unités spéciales de la police ont été rapidement envoyées. bénéfiques et un comportement général de fair-play.

Ce n’est pas le premier incident de ce genre et malheureusement pas le dernier. En Campanie (région de Naples), ce sont pas moins de 500 matches de niveau amateur qui ont été annulés en raison d’une sécurité ne pouvant être assurée pour les joueurs et le public. Les mouvements racistes s’illustrent régulièrement par leur imbécillité en arborant drapeaux et bannières fascistes dans les stades (notamment dans le stade de la Lazio de Rome).

Le jeu lui-même et donc les clubs sont également infectés. Les clubs italiens attirent moins de joueurs étrangers, notamment les français : on ne trouve plus que 2 joueurs de l’équipe de France en Italie (Trézéguet et Thuram) alors qu’il étaient une dizaine il y a cinq ans. Les joueurs préfèrent désormais se tourner vers l’Espagne et l’Angleterre dont les niveaux sont désormais plus élevés. Une autre des conséquences est la faible présence des clubs italiens dans les deux coupes européennes alors qu’auparavant il n’était pas rare de retrouver deux équipes italiennes en finale. Les autorités italiennes devront prendre des mesures et pourront prendre exemple sur l’Angleterre qui avait mis en place des mesures il y a maintenant plus de 10 ans afin d’enrayer la violence dans les stades (contre le hooliganisme), mesures qui ont eu des effets bénéfiques et un comportement général de fair-play.