Né en 1969 à Trolläten en Suède, Jay-Jay Johanson , crooner-electro-hip-hop, bâtit sa musique à partir d’influences aussi riches que diverses : jazz (Chet Backer), hip hop, hard rock (kiss), electro (Aphex Twin)… Possédant un groupe de musique (punk !) dès l’âge de 10 ans (âge auquel il maîtrise déjà le piano, la clarinette et le saxophone), il compose dès son plus jeune âge. Vers l’âge de 20 ans, après avoir participé à un quartette de jazz à Stockholm, il évolue vers l’alliance de jazz et du hip hop après avoir découvert l’album Dummy de Portishead (une révélation !).

La musique de Jay-Jay Johanson peut être décrite comme un mélange intelligent de tradition (jazz, country) et de modernité (hip hop, scratchs mélancoliques, drumn’bass).

 

Jay-Jay Johanson Whiskey

 

–  1997 : Whiskey

Avec ses mélodies envoûtantes, ses textes chantés d’une voix mélancolique, le premier album de Jay-Jay est à la fois romantique ( « Tell me like it is » ), kitsch ( « So tell the girls that I ’m back in town » ), triste « It hurts me so » ) mais rythmé ( « Extended Beats » ). Naïf et pourtant mûr, cet album passe du coup d’essai au coup de maître.

 

Jay-Jay Johanson Tatoo

 

–  1998 : Tatoo

Une ambiance plus pesante et plus mélancolique se fait sentir dès la première chanson ( « Even in the dark hour » ). Des accents de bossa-nova ( « Quel dommage » ) , des arrangements orchestraux ( avec cordes, cuivre et piano > « Lychee », « Jay-Jay Johanson » ) riches et réussis. Un album dans la continuité de « Whiskey ».

 

Jay-Jay Johanson Poison

 

–  2000 : Poison

Sortez vos mouchoirs ! La tristesse bat son plein sur cet album qui annonce la richesse d’un style arrivé à maturité. Les scratchs s’accordent parfaitement avec les instruments dits classiques (comme le piano) et les intonations de voix se font plus rythmées ( « Colder » ). On remarque l’ajout de guitares électriques, ce qui donne un côté plus rock ( « Keep it a secret » ) . La mélancolie, toujours présente, se fait plus déchirante et plus poignante sur cet album ( « Alone again » , « Escape », « Anywhere anytime » ). Résultat : c’est l’un des meilleurs album de cet artiste.

 

–  La musique de Jay-Jay Johanson doit sa particularité au mélange de styles. A une oreille inattentive, ça sonne comme de l’easy-listening bien kitsch… C’est beaucoup plus que cela… Jay-Jay Johanson est le Leonard Cohen du trip hop et il y a quelque chose de Nick Cave dans le côté sombre de ses chansons. Personnellement, j’ai adoré l’album « Poison ».

Un autre album à découvrir : « Antenna » , sorti en octobre 2002, opère un léger virage musical : moins sombre, plus expérimental, parfois plus commercial… ce qui rend aussi plus accessible la musique de Jay-Jay Johanson. Premier single issu de cet album : « On The Radio ».

Bon voyage dans le spleen trip hop de Jay-Jay Johanson !