C’est un débat qui oppose avec de plus en plus de virulence les présidents des clubs de football français à la Ministre des Sports, Marie Georges Buffet. En effet, sur 21 présidents de clubs interrogés (18 de D1 et 3 de D2), 15 sont pour le football en Bourse, 5 y sont opposés et 1 refuse de répondre.

Les principales raisons de la cotation des clubs de football en Bourse tient au fait que les dirigeants des différents clubs recherchent une nouvelle source de financement et ainsi diversifier la provenance des revenus. A ce jour, ce sont les droits TV qui constituent le trésor de guerre du foot professionnel (53% des recettes), suivis de loin par le sponsoring/publicité (15%), les billets (14%) et les subventions (11%), enfin, il reste les produits dérivés (7%) qui reste une source marginale pour les clubs français contrairement aux clubs anglais ou espagnols.

Par ailleurs, de nombreux pays ont autorisé la cotation des clubs en Bourse : en Italie, aux Pays-Bas, au Danemark mais surtout en Angleterre où l’on compte 27 clubs en Bourse mais depuis plus d’un an, les actions de tous les clubs ont baissé (l’action Manchester United a baissé de 42) en raison de la conjoncture économique mais aussi à cause du poids trop important des salaires dans les budgets des clubs. D’autres personnes du milieu du football français préconisent avant d’aller en Bourse de procéder à une harmonisation fiscale, juridique et sociale européenne qui permettrait aux clubs français d’être sur un pied d’égalité par rapport aux autres clubs européens. Car, les charges sont plus importantes d’un tiers en France par rapport aux autres pays.

Prenons un exemple possible d’introduction, celle de l’Olympique Lyonnais qui est le club français le mieux armé pour être côté en Bourse : – avantages : un bilan sain et solide (26 M d’€ de capitaux propres et 14,17 M d’€ de trésorerie), des plus-values latentes (valeur probable de revente des joueurs d’environ 140 M d’€) – inconvénients : absences d’actifs (l’OL n’est pas propriétaire de son stade ni de sa marque ni de ses droits TV ce qui est un handicap.), faible résultat net (seulement 200 000 € pour 2001) – conclusions : malgré plusieurs handicaps, la construction du club s’est faite petit à petit de manière solide, le président Aulas possède une bonne expérience en matière de Bourse grâce son entreprise, le club est le mieux préparé en France pour la Bourse.

 On peut pour finir, affirmer que la cotation n’est pas pour demain tant que la communiste Marie-Georges Buffet sera aux commandes du Ministère des Sports ; de plus, les clubs ont – ils suffisamment de garanties financières pour leurs actionnaires ? L’avenir le dira.